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En attente sur les étagères !



Le grand inconvénient des livres nouveaux, c'est qu'ils nous empêchent de lire les anciens.
Joseph Joubert
Lundi 16 novembre 2009


Cela faisait un moment que je recherchais cette information partout sur le net, mais je cherchais "L'autre salon du livre" qui était censé se tenir en Décembre,  en référence au grand qui se tient en mars. Heureusement, La Lettrine était là et m'a sauvée sans le savoir !!!
Donc, voilà grâce à elle, je peux vous dire qu'un salon des éditeurs indépendants (ceux qui n'ont pas les moyens et/ou l'envie d'être présents en mars) se tiendra ce week-end, du 20 au 22 novembre, à l'Espace des Blancs Manteaux, 48 r vieille du Temple, PARIS 4ème (M° Hôtel de ville). Et contrairement à l'autre, l'entrée est gratuite !
Pour plus d'informations, c'est ici que ça se passe ! Bon, il s'adresse surtout aux parisiens, j'avoue !!

Aussi pour ne pas faire de jaloux, se tiendra aussi ce week-end, le salon du livre de Colmar qui fête cette année, ces 20 ans ! Vous le trouverez au Parc des Expositions et l'entrée y est aussi gratuite !
Vous pourrez, entre autre, y rencontrer Gordon Zola !!!
Par Anne - Publié dans : Evénements - Communauté : Les lectures de Florinette
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Lundi 16 novembre 2009
Quatrième de couverture

Ils ont été appelés en Algérie au moment des « événements », en 1960. Deux ans plus tard, Bernard, Rabut, Février et d'autres sont rentrés en France. Ils se sont tus, ils ont vécu leurs vies.
Mais parfois il suffit de presque rien, d"une journée d’anniversaire en hiver, d’un cadeau qui tient dans la poche, pour que, quarante ans après, le passé fasse irruption dans la vie de ceux qui ont cru pouvoir le nier.




Mon avis


Lecture laborieuse ! La première partie du livre est racontée par le cousin Rabut. Bernard, son cousin SDF, s'invite à l'anniversaire de sa soeur et lui offre un très beau bijou. Cela déclenche l'ire des invités :comment  lui le fauché, le raté, lui qui leur réclame toujours l'argent, a-t'il pu acheter un tel bijou à sa soeur ?? Un des invités est d'origine algérienne. Bernard s'en prend violemment à lui et à sa famille. Pourquoi ?
Deuxième partie du livre, et nous suivons, rétrospectivement, Bernard, Rabut et beaucoup d'autres alors qu'ils sont envoyés en Algérie en guerre. Nous découvrons un univers régi par la peur des fells, de ces Algériens qui défendent leur pays et leur liberté. Nous découvrons les exactions commises par les uns et par les autres. J'ai aimé la similitude que l'auteur a pu faire entre l'occupation française en Algérie et l'occupation allemande en France, quelques années auparavant.
Puis, troisième partie et nous retrouvons Rabut, le lendemain de l'anniversaire de la soeur de Bernard et nous suivons ses pensées, éclairées par ce que nous venons d'apprendre sur les attitudes des uns et des autres en Algérie. Éclairées sur les relations particulières entre ces deux cousins.

J'ai aimé l'histoire, les liens entre les uns et les autres. J'ai beaucoup pensé à mon père qui fut envoyé en Algérie et qui n'en est pas ressorti indemne moralement. Mais je n'ai pas aimé le style de Mauvignier. Je me suis fait violence sur la première partie parce qu'en surfant par-ci par-là, je savais que la suite était mieux, plus intéressante. J'ai failli abandonner un certain nombre de fois... J'ai dévoré la deuxième partie par contre ! 

J'avais aimé Mauvignier dans Apprendre à finir mais là, je le redis, j'ai eu du mal...

L'auteur a aussi écrit : Dans la foule ; Apprendre à finir ; Loin d'eux ; Le lien ; Ceux d'à côté ; Seuls ; Plus sale.

D'autres avis, très mitigés, chez Aurore ; Culture sur le zinc ; Val et beaucoup d'autres (manifestez-vous dans les comms !)


Par Anne - Publié dans : Sympa / A lire - Communauté : Les lectures de Florinette
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Dimanche 8 novembre 2009
Quatrième de couverture

Simon, Garance et Lola, trois frères et soeurs devenus grands (vieux ?), s'enfuient d'un mariage de famille qui s'annonce particulièrement éprouvant pour aller rejoindre Vincent, le petit dernier, devenu guide saisonnier d'un château pendu au fin fond de la campagne tourangelle. Oubliant pour quelques heures marmaille, conjoint, divorce, soucis et mondanités, ils vont s'offrir une dernière vraie belle journée d'enfance volée à leur vie d'adultes.

Mon avis

Écrite en 2001 et offerte en cadeau aux lecteurs de France-Loisirs, cette petite nouvelle (126 pages) est rééditée, après quelques retouches, en novembre 2009 à la demande des lecteurs d'Anna Gavalda.
Petite bluette sympatoche qui se lit très vite, fraiche, gentillette. J'ai esquissé quelques sourires devant les descriptions de la belle-soeur, de sa famille. La description du mariage m'a fait venir un mot "Pitoyable", non par le mariage en lui même mais par la façon dont en parle Gavalda. Limite il n'a rien à faire là pour moi (même si c'est le prétexte aux retrouvailles de notre fratrie), mais j'ai eu le sentiment qu'il tombait comme un cheveu dans la soupe, je commençais vaguement à m'attacher aux personnages et le charme a été rompu à cet endroit-là. Bref, du bon et du moins bon dans ce petit récit que je ne garderai certainement pas en mémoire.

Anna Gavalda a aussi écrit : Je l'aimais ; Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part ; 35 kilos d'espoir ; Nouvelles à chute ; Ensemble c'est tout ; La consolante.

D'autres avis chez Bob !
Par Anne - Publié dans : Lus - Communauté : Les lectures de Florinette
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Dimanche 8 novembre 2009
Quatrième de couverture

Je m'appelle Brodeck et je n'y suis pour rien. Je tiens à le dire. Il faut que tout le monde le sache. Moi je n'ai rien fait, et lorsque j'ai su ce qui venait de se passer, j'aurais aimé ne jamais en parler, ligoter ma mémoire, la tenir bien serrée dans ses liens de façon à ce qu'elle demeure tranquille comme une fouine dans une nasse de fer. Mais les autres m'ont forcé : « Toi, tu sais écrire, m'ont-ils dit, tu as fait des études. » J'ai répondu que c'étaient de toutes petites études, des études même pas terminées d'ailleurs, et qui ne m'ont pas laissé un grand souvenir. Ils n'ont rien voulu savoir : « Tu sais écrire, tu sais les mots, et comment on les utilise, et comment aussi ils peuvent dire les choses [...]. »


Mon avis

Décidément M. Claudel est fort, très fort pour mettre en avant la noirceur de l'âme !
Nous nous retrouvons ici dans un village que l'on suppose situé dans les pays de l'Est, à la frontière de l'Allemagne, de la Pologne. Nous savons peu de choses sur ce lieu, si ce n'est que la capitale n'est pas très éloignée. Un village comme tant d'autres ; un village qui a subi les horreurs de la 2ème guerre mondiale : les déportations, les invasions, les délations pour se sauver soi-même (ou du moins se donner bonne conscience en pensant cela). Nous retrouvons Brodeck, le seul du village à avoir fait des études (payées par le village) à la Capitale. Il se retrouve nommé d'office pour établir un rapport sur un meurtre perpétré par les villageois sur un étranger installé là depuis peu. Il nous aide à comprendre pourquoi ses compatriotes en sont arrivés là. Mais ce rapport lui sert de prétexte pour nous raconter sa vie, sa déportation, sa vie dans les camps, la vie de sa femme durant son absence, comment il a fait pour survivre et surtout son retour dans un village qui le croyait mort, retrouver sa place.
Une très belle histoire que nous raconte là M. Claudel, un bel huis clos. Les mots employés sont rudes mais en même temps dits avec une telle poésie ! Il est rare que je cite des passages mais allez savoir pourquoi, cette phrase m'a marquée : "Le soir venait sur la pointe des pieds, comme pour ne pas gêner".
Rien n'est clairement énoncé, tout est dans le sous-entendu, surtout pour l'horreur des camps, les mots "juifs, allemands"etc. ne sont quasiment jamais écrits, tout se devine.
Le fait que le lieu ni la date ni les choses ne soient clairement énoncés peut destabiliser, perturber mais franchement, accrochez-vous ! Dépassez cela ! Ce livre en vaut réellement la peine !
Vous allez me dire : "Encore un livre sur la 2ème guerre mondiale" (même s'il n'est pas récent, récent ;)) mais je trouve que malgré la multitude de livres, de romans sur ce sujet, on découvre toujours quelque chose de nouveau, un nouvel aspect, une nouvelle horreur. Mais malgré tout ces livres, cela ne sera jamais assez !


M. Claudel a aussi écrit : La petite fille de Monsieur Linh ; Les âmes grises ; Quelques-uns des cent regrets ; Meuse l'oubli ; Les Confidents : Et autres nouvelles. Récits tirés des Petites Mécaniques ; J'abandonne ; Le Monde sans les enfants : Et autres histoires ; Petite fabrique des rêves et des réalités ; Parle-moi d'amour ; Trois petites histoires de jouets ; Au revoir monsieur Friant ; Le domaine de la Romanée-Conti ; Le Bruit des trousseaux ; Chronique monégasque : Et autres textes ; Tomber de Rideau.

D'autres avis chez Bob !
Par Anne - Publié dans : Coups de coeur - Communauté : Les lectures de Florinette
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Vendredi 30 octobre 2009
Quatrième de couverture

"Question : le grand roman des bas-fonds de L. A. ? Réponse : Aucune bête aussi féroce d’Edward Bunker. Si le jugement ne manque pas d’arguments, il peut se discuter. Mais c’est incontestablement, par sa précision et sa rigueur du détail, le meilleur livre jamais écrit sur le thème du vol à main armée - une activité criminelle à l’image surfaite et trompeuse dont les ouvrages de fiction font habituellement leurs choux gras. Quant a l’analyse qu’il nous offre de la psychopathologie criminelle, elle place le roman au rang du génie du mal, de "De sang-froid" et du "Chant du bourreau". Ce roman est d’une originalité absolue - un chef-d’œuvre noir resté négligé. Dernière minute : méfiez-vous ! Là où il vous emmène, vous ne sortirez pas intact de votre rencontre avec Max Dembo." (James Ellroy) (source : Bibliosurf)

Mon avis

J'ai mis du temps à le lire, non parce qu'il ne me plaisait pas mais parce que le thème est dur. On se retrouve à suivre un ex-taulard de sa sortie de prison à son retour à celle-ci. Tout ce qu'il fera pour essayer de se remettre sur le droit de chemin sera entravé par son passé, par la machine judiciaire, le premier à le bloquer étant son agent de conditionnel. Finalement, il ne verra d'autre solution que de repartir avec ses anciens amis, retomber dans la drogue, les casses, les magouilles etc. Tout ce qu'il fera, il le fera sans état d'âme et Edward Bunker nous l'écrira sans complaisance. Il utilise un style direct, crû et peut nous décrire dans le détail comment se faire un fixe d'héro, où cacher le matériel, comment monter un braquage etc. Il sait de quoi il parle, étant lui même ancien taulard, braqueur etc. Ce roman a d'ailleurs une grande part autobiographique.

Edward Bunker a aussi écrit : Stark, L'éducation d'un malfrat, Les hommes de proie, La bête contre les murs, La bête au ventre.
À noter que Dustin Hoffman lui achètera les droits d'"Aucune bête aussi féroce". En 1978, sortira "Le récidiviste", réalisé par Grosbard avec Dustin Hoffman dans le rôle principal.


Par Anne - Publié dans : Sympa / A lire - Communauté : Les lectures de Florinette
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Fourre-tout

Je cours après le temps ! Entre les cours, le stage en librairie, le sport, la vie quoi ! (on ne va pas se plaindre en plus !). J'ai plein de critiques en retard et plein de livres à lire ! (que du bonheur !)

PS : Je suis assez longue à répondre à vos comms. Pardon. Mais, ils me font chaud au coeur et je vous remercie de m'en laisser !

Pour me joindre : leslecturesdeRoudoudou(at)gmail.com
Fond d'écran trouvé chez Vladstudio
 
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Lecture en cours et à suivre !

Suzanne de Chez les filles m'a fait une agréable surprise ! Je ne savais me décider entre deux livres à critiquer, je lui ai laissé le plaisir de faire le choix pour moi et elle m'a gâtée en m'envoyant  les deux livres !

 

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 Et j'ai eu la bonne idée d'emprunter un livre à la médiathéque...

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Pays des ombres dans le cadre de l'opération Masse Critique de Babelio

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