9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 20:48

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Hopla les gens !

 

Non je ne vous ai pas oublié, j'avais juste la flemme et je manquais d'envie de vous faire des billets de mes lectures qui pourtant furent nombreuses ces derniers mois. Des bonnes, des moins bonnes, des "en avant-premières", des "oula tu lis une vieillerie", des "j'ai lu 50 pages et j'ai refermé", etc.

 

Taff et rayon actualité politique, économique et société obligeant, j'ai lu des choses vers lesquelles je ne me serais jamais tournée et c'est tant mieux !

 

Omerta dans la police par Sihem Souid

 

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Quatrième de couverture

 

Abus de pouvoir, corruption, trafic de statistiques mais aussi racisme, sexisme, homophobie, voici la face cachée de la police, telle qu'elle n'a jamais été décrite auparavant. Ou l'histoire d'une femme flic entrée dans la grande maison par vocation et idéalisme, qui déchante progressivement - elle a démissionné d'un emploi de cadre très bien rémunéré dans le privé. Sortie major de sa promotion, elle croyait que la police nationale était au service du public et des citoyens, mais elle s'aperçoit progressivement que l'institution républicaine n'est plus la garante des valeurs qu'elle est censée défendre. Le récit exceptionnel de Sihem Souid apporte, documents à l'appui, la preuve que la police, loin d'être une institution garante des valeurs républicaines, les bafoue souvent. Les coulisses d'un système souvent inhumain sont décrites dans cet ouvrage. Le plus édifiant, c'est que ce récit dissèque le pouvoir de nuisance de la hiérarchie policière sur ses subordonnés. Cette dernière n'hésite pas à user de menaces pour arranger la vérité. Sihem Souid, 29 ans, toujours en fonction, a décidé de briser l'omerta. Elle refuse " de laver son linge sale en famille " ainsi qu'il lui a été suggéré à plusieurs reprises. Elle est allée, accompagnée de plusieurs collègues, jusqu'à saisir la justice pénale pour dénoncer ces comportements. Ces risques, elle les a pris au détriment de sa carrière mais aussi de sa vie personnelle. Chantages, pressions, menaces, sa plainte la poursuit jusque dans sa vie de citoyenne. Ce livre est bien plus qu'un simple témoignage sur la police.

 

Mon avis

 

Édifiant !

Enfin quelqu'un qui ose l'ouvrir sur la Police ! Alors oui, tout le monde n'y est pas pourri, oui il  y a des bons flics qui font bien leur boulot et il y a les autres, malheureusement ... Comme partout, ceux qui font que nous avons une image négative des flics. L'auteur, flic elle-même, raconte son quotidien et ses batailles contre sa hiérarchie et ses collègues à partir du moment où elle a décidé de l'ouvrir et de se battre contre ce racisme, ce sexisme et cette violence. à lire d'urgence !

 

 

183 jours dans la barbarie ordinaire : En CDD chez Pôle Emploi par Marion Bergeron


183-jours.jpgQuatrième de couverture

Avril 2009, France, banlieue parisienne. Au coeur de la crise qui explose, une jeune femme franchit la porte de Pôle Emploi, fraîchement embauchée par ce nouvel organisme qui se charge de l'indemnisation et du conseil des chômeurs. Plongée dans les entrailles du système, les deux mains dans la boue, elle raconte l'envers du décor. La violence de la misère. L'apprentissage de l'impuissance. Le naufrage d'une administration qui détruit, sans remords, ses usagers et son personnel. Prisonnière de son guichet d'accueil, méprisée et épuisée, elle raconte ce travail qui balaie sa vie privée, emporte ses principes et brûle ses dernières illusions. Ce livre n'est pas une compilation d'anecdotes. Ce n'est pas un ultime état des lieux du marché de l'emploi et de l'Administration française. C'est le récit de six mois de travail précaire. Une réalité crue, bouillonnante de souffrance et de désespoir. Bienvenue en enfer. Bienvenue à Pôle Emploi.

 

 

Mon avis

 

Où comment démontrer les aberrations d'une fusion, celle de l'ANPE avec les Assedics.
Toute personne ayant été au moins une fois en contact avec les agents de Pole Emploi reconnaîtra certaines des situations et aura, je l'espère, un peu plus d'indulgence envers ces personnes dépassées par la situation, non formées, non informées et soumises à la violence quotidienne des usagers (appelés clients dans les directives gouvernementales ...). On sent la souffrance de l'auteur dés les premières pages (en même temps, dès son 1er jour de travail elle manque de se prendre une gifle ...), sa déprime qui s'installe, sa descente aux enfers, la résignation de ses collègues devant l'absurdité de ce qui leur est demandé ...

à lire aussi d'urgence !!

 

 

Le quai d'Ouistreham par Florence Aubenas

 

le_quai_de_Ouistreham.jpgQuatrième de couverture

 

" La crise. On ne parlait que de ça, mais sans savoir réellement qu'en dire, ni comment en prendre la mesure. Tout donnait l'impression d'un monde en train de s'écrouler. Et pourtant, autour de nous, les choses semblaient toujours à leur place. J'ai décidé de partir dans une ville française où je n'ai aucune attache, pour chercher anonymement du travail. J'ai loué une chambre meublée. Je ne suis revenue chez moi que deux fois, en coup de vent : j'avais trop à faire là-bas. J'ai conservé mon identité, mon nom, mes papiers, et je me suis inscrite au chômage avec un baccalauréat pour seul bagage. Je suis devenue blonde. Je n'ai plus quitté mes lunettes. Je n'ai touché aucune allocation. Il était convenu que je m'arrêterais le jour où ma recherche aboutirait, c'est-à-dire celui où je décrocherais un CDI. Ce livre raconte ma quête, qui a duré presque six mois, de février à juillet 2009. J'ai gardé ma chambre meublée. J'y suis retournée cet hiver écrire ce livre. ",

 

 

Mon avis


Lu juste après le livre précédent, la boucle est bouclée, les deux côtés des bureaux de Pole Emploi sont vus (du moins abordés, effleurés). Et la misère est toujours aussi forte, l'impuissance aussi. On y suit l'auteur dans son immersion dans ce que l'on appelle "La France d'en Bas", celle si chère à Sarko : celle qui se lève tôt... Mais qui se lève tôt pour quoi ? un salaire de misère qui ne permet pas de boucler les fins de mois ? pour quelques heures de ménage qui permettent à peine de payer l'essence pour aller au travail ?

Mais heureusement il reste la solidarité, la générosité entre chacun, les débrouilles, les astuces que l'on se refile pour finir les mois.

A lire aussi !

 

 

Indignez-vous par Stéphane Hessel

 

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Quatrième de couverture

 

« 93 ans. La fin n est plus bien loin. Quelle chance de pouvoir en profiter pour rappeler ce qui a servi de socle à mon engagement politique : le programme élaboré il y a soixante-six ans par le Conseil National de la Résistance ! » Quelle chance de pouvoir nous nourrir de l expérience de ce grand résistant, réchappé des camps de Buchenwald et de Dora, co-rédacteur de la Déclaration universelle des Droits de l homme de 1948, élevé à la dignité d Ambassadeur de France et de Commandeur de la Légion d honneur !
Pour Stéphane Hessel, le « motif de base de la Résistance, c était l indignation. » Certes, les raisons de s indigner dans le monde complexe d aujourd hui peuvent paraître moins nettes qu au temps du nazisme. Mais « cherchez et vous trouverez » : l écart grandissant entre les très riches et les très pauvres, l état de la planète, le traitement fait aux sans-papiers, aux immigrés, aux Roms, la course au toujours plus , à la compétition, la dictature des marchés financiers et jusqu aux acquis bradés de la Résistance retraites, Sécurité sociale... Pour être efficace, il faut, comme hier, agir en réseau : Attac, Amnesty, la Fédération internationale des Droits de l homme... en sont la démonstration.
Alors, on peut croire Stéphane Hessel, et lui emboîter le pas, lorsqu il appelle à une « insurrection pacifique ».
Sylvie Crossman

 

Mon avis

 

à moins de vivre sur une île déserte sans accès internet, impossible de passer à côté de ce petit essai. Quand je dis petit, je ne dis pas de bêtises : le texte va de la page 9 à la page 22 ... Sortie en octobre dans l'indifférence générale, il a brusquement explosé dans les ventes en librairie suite à un grand battage médiatique et à des réactions plus ou moins négatives et est devenu, du coup, un phénomène de mode, LE livre qu'il fallait avoir lu pour en parler lors des dîners. Je me suis décidée à le lire, histoire de savoir de quoi mes clients me parlaient ;)

Résultat ? Le titre fait tout, le contenu n'apprend rien si on suit un tant soit peu l'actualité. Des choses m'ont fait bondir : non, M. Hessel, l'écart pauvres riches n'est pas une innovation des 20 et 21ème siècles, relisez vos livres d'histoire ! :)

Beaucoup de bruit pour rien quoi ... et la question que l'on pourrait se poser est "et après ?"

 

 

Mais heureusement, le rayon littérature  n'est pas loin !

 

L'enquête par Philippe Claudel

 

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Quatrième de couverture

 

« C’est en ne cherchant pas que tu trouveras. » Comment l’Enquêteur du nouveau roman de Philippe Claudel aurait-il pu s’en douter ? Comment aurait-il imaginé que cette enquête de routine serait la dernière de sa vie ? Chargé d’élucider les causes d’une vague de suicides dans l’entreprise d’une ville qui ressemble hélas à toutes les nôtres, l’Enquêteur est investi d’une mission qu’il doit mener à terme comme il l’a toujours fait. Des signes d’inquiétude s’emparent de lui peu à peu : l’hôtel où il s’installe accueille tantôt des touristes bruyants et joyeux, tantôt des personnes déplacées en détresse. Dans l’entreprise où il devrait être attendu afin de résoudre son enquête, personne ne l’attend et tous lui sont hostiles. Est-il tombé dans un piège, serait-il la proie d’un véritable cauchemar ? On l’empêche de boire, de dormir, de se nourrir, on ne répond jamais à ses questions que par d’autres questions. Le personnel même est changeant, soit affable soit menaçant. À mesure qu’il avance dans ses découvertes, l’Enquêteur se demande s’il n’est pas lui-même la prochaine victime d’une machine infernale prête à le broyer comme les autres. On devine ainsi que l’impuissance de l’Enquêteur à clore son enquête reflète notre propre impuissance face au monde que nous avons construit pour mieux nous détruire.

 

Mon avis

 

J'ai adoré ! Claudel a cette faculté de me surprendre à chacun des écrits ! Il y a du Kafka dans ce roman ! Seule la fin m'a laissée dubitative, déçue ... Mais le reste m'a enchantée !

à lire donc !

 

 

Trois petites histoires de jouets par Philippe Claudel

 

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Quatrième de couverture

 

C'était un petit Pierrot bancal, grossier, mal peint, au regard ourlé de noir, au sourire de mystère et de mélancolie, une larme figée à son oeil gauche, un pantin à trois sous que l'on vendait dans les rues jadis. Alors il sentit, en même temps que le pantin paraissait le fixer lui, et lui seul, comme il n'aurait pu fixer personne d'autre, même si des milliers, des centaines de milliers d'hommes et de femmes eussent été dans le même lieu, il sentit s'ouvrir dans sa chair une immense déchirure, comme si d'un coup et sous l'effet du regard de ce Pierrot de bois, tout son être se fendait en deux, jusqu'à l'âme.

 

 

Mon avis

 

Je vous ai déjà dit que j'aimais Claudel ? Ces 3 nouvelles confirment ça ! :)

des histoires de jouets liés à des histoires humaines ou inversement. Beaucoup de poésie comme toujours :)

 

 

Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants par Mathias Enard

 

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Quatrième de couverture

 

13 mai 1506, un certain Michelangelo Buonarotti débarque à Constantinople. A Rome, il a laissé en plan le tombeau qu'il dessine pour Jules II, le pape guerrier et mauvais payeur. Il répond à l'invitation du Sultan qui veut lui confier la conception d'un pont sur la Corne d'Or, projet retiré à Leonardo da Vinci. Urgence de la commande, tourbillon des rencontres, séductions et dangers de l'étrangeté byzantine, Michel Ange, l'homme de la Renaissance, esquisse avec l'Orient un sublime rendez-vous manqué.

 

Mon avis

 

Comme l'an dernier, les Lycéens ont décerné leur Goncourt à une pépite :) Une belle histoire, une belle écriture, que du bonheur quoi :)

 

 

Tante Mame par Patrick Dennis

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Quatrième de couverture

 

Tante Mame est une femme imprévisible, émancipée, et fantasque dont la vie est régie par un principe intangible : la liberté. Lorsqu'elle recueille son neveu Patrick, jeune orphelin, ce n'est pas pour l'entretenir dans les convenances ni les conventions, mais pour l'initier à une existence exubérante, pleine de passions cocasses et d'humour, lui donnant ainsi une leçon pour la vie : ne jamais céder au découragement..

 

Mon avis

 

Je me suis beaucoup amusée à la lecture de ce roman qui date des années 50. On y suit, tout au long du 20ème siècle,  une tante Mame déjantée, excentrique à souhait. Entre le neveu et la tante, on se demande lequel des deux est le plus adulte ;) Un roman frais, gai, qui se lit vite et avec plaisir :)

De nombreuses adaptations ciné, télé et autres comédies musicales ont été tirées de ce roman.

 

 

Un fauteuil pneumatique rose au milieu d'une forêt de conifères par Thibault Vang-Willarfauteuil pneumatique

 

Quatrième de couverture

 

Inspirez, retenez votre souffle et suivez ces tueurs en série dans un voyage au bout de la violence, où le rire donne la réplique à l'horreur. Un violeur multirécidiviste à qui l'on donnerait le bon Dieu sans confession, un cannibale fin gourmet, un pédophile au coeur d'or : autant d'individus dégénérés et tragiquement drôles qui hantent nos sociétés. Dans un style tranchant, ces fables acides à l'imagination débridée décortiquent avec un humour sauvage les travers sordides de la vie moderne. De ce grand jeu de massacre, vous ne ressortirez pas indemne.

 

Mon avis

 

Wow ! Violent ! Gore ! âmes sensibles s'abstenir ! Suite de nouvelles les plus violentes et malsaines les unes que les autres !

Je cherche encore l'humour ...

 

 

Meurtres pour rédemption par Karine Giebel

meurtres pour redemption

 

Quatrième de couverture

 

Marianne, vingt ans. Les miradors comme unique perspective, les barreaux pour seul horizon. Perpétuité pour cette meurtrière. Une vie entière à écouter les grilles s ouvrir puis se refermer. Indomptable, incapable de maîtriser la violence qui est en elle, Marianne refuse de se soumettre, de se laisser briser par l univers carcéral sans pitié où elle affronte la haine, les coups, les humiliations. Aucun espoir de fuir cet enfer. Ou seulement dans ses rêves les plus fous. Elle qui s évade parfois, grâce à la drogue, aux livres, au bruit des trains. Grâce à l amitié et à la passion qui l atteignent en plein c ur de l enfermement. Pourtant, un jour, l inimaginable se produit. Une porte s ouvre. On lui propose une libération... conditionnelle. « La liberté Marianne, tu dois en rêver chaque jour, chaque minute, non ? » Oui. Mais le prix à payer est terrifiant. Pour elle qui n aspire qu à la rédemption...

Mon avis

Ecrit avant "les morsures de l'ombre", ce roman l'annonce. Un huis clos, quelques personnages, du suspens, de la violence (un peu beaucoup quand même de scènes de tortures, de bagarres) et quelques longueurs. Mais plaisant à lire :)

Je m'arrête là pour le moment !! bravo et merci à ceux et celles qui sont arrivés en bas de l'article :DDD

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commentaires

Constance 21/02/2011 23:12



Des lectures diverses et qui ont l'air passionnantes... Ta veine "sociale" me parle.



Anne 20/03/2011 11:47



J'en ai d'autres en stock ;)



Isa 16/02/2011 12:30



ah tu reviens les bras chargés !!!


j'avais trouvé la lecture du "Quai de Ouistreham" très intéressant et je n'ai pas encore lu le dernier Enard qui pourtant me tend les bras.



Anne 20/03/2011 11:46



N'hésite pas à le lire !!


J'ai encore plein de jolies choses dans mon cabas livresque mais pas le temps de tout poster !!!



caro 10/02/2011 17:54



Yeah le Mathias Enard je l'ai bu comme du petit lait juste sucré comme il faut avec une pointe de miel poétique... miam!


Et si le Goncourt n'était choisi que par les ados prépubères et forcément incultes, ça deviendrait un critère de choix pour mes lectures (paske que le millésime houellebecquien, merci mais ça
sera sans moi!)



Anne 20/03/2011 11:45



comment tu es poétique ma caro !! je suis sur le popotin tellement c'est brau ce que tu écris !! :DD



esmeraldae 10/02/2011 09:38



ouf tu es toujours vivante!



Anne 20/03/2011 11:45



oui je survis mdr ! et toi ??? comment va ?



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