Moi, c'est Chet, chien-détective. Oui, c'est vrai, j'ai lamentablement échoué aux épreuves de sélection de chien policier, mais bon, sniffer des paquets de drogue au milieu des chaussettes sales,
c'était vraiment un boulot de chien ! Non, finalement, je me suis associé avec Bernie, un détective privé un peu cabossé par la vie — divorce, pension alimentaire, fins de mois difficiles, vous
voyez le genre, quoi ! Il fait dans la recherche de personnes disparues... Là, on vient de nous demander de retrouver une ado qui a fait une fugue. Fastoche ! Je renifle ses affaires, un sac à
dos qui sent le vieux hamburger et le pétard, et nous voilà partis dans la décapotable de Bernie. Lui tient le volant, moi je fais la route truffe au vent. Au fait, il y avait une autre odeur
dans les affaires de la gamine. La peur... Là, mon vieux Bernie, il va falloir s'y mettre si on ne veut pas la retrouver en chair à pâté, cette petite !
Après avoir attendu moultes semaines, j'ai enfin reçu ce polar dans le cadre de l'opération Masse critique de
Babelio (merci à Guillaume de
s'être tant démené !).
J'aurai eu accès à la quatrième de couverture avant de le choisir, je l'aurai laissé de côté : une critique signée Stephen King au dos m'aurait fait fuir. Non pas que je n'aime pas King, c'est
surtout que cela me fait l'effet de la critique par copinage, à la demande de l'éditeur (commun, tant qu'à faire) ou parce que Spencer Quinn (mais quel journaliste célèbre se cache derrière ce
pseudo ?) est un pote de Stephen King et qu'il lui a gentiment fait cette critique positive, pour lui faire plaisir. Bref, mauvais départ déjà !
J'ouvre et je vois que c'est Chet, le chien qui parle. Donc, polar à la première personne avec un langage chien, des pensées chien... Je sortais de
Cadavre d'état et de son style à la première personne avec son langage de charretière. Hum... Deuxième mauvais point...
Je m'accroche et je suis Chet et son maître, Bernie, détective, dans leur nouvelle enquête. Chet est un chien qui a loupé le concours pour devenir chien policier (un chat qui passait par là...).
Bernie, un ancien flic, qui a ouvert son agence de détective privé mais un divorce un peu difficile et les caisses se font vide.
Une mère arrive, affolée, sa fille, ado, a disparu ! Elle embauche Bernie, qui, au début, est réticent mais son banquier est peu compatissant... L'ado, Madison, réapparaît deux jours plus tard
sans leur aide. Chet sent qu'il y a quelque chose de louche... Cela se confirme quand elle disparaît à nouveau. Chet se lance à sa recherche, la retrouve rapidement. Ne lui reste plus qu'à faire
comprendre tout ça à Bernie !! Et surtout à ne rien oublier. Bon, c'est là que j'ai découvert que les chiens avaient une mémoire de poisson rouge, qu'un rien pouvait les distraire...
J'ai aimé : l'enquête en elle-même, on se laisse prendre au jeu et on souhaite savoir ce qui est arrivé à Madison. Le côté décalé parce que raconté par un chien mais, en même temps, je n'ai pas
aimé le fait que ce soit le chien qui raconte : ça ne reste pas très longtemps concentré un chien... c'est un peu frustrant de ne pas pouvoir "entendre" une conversation entière tout ça parce que
Chet préfère aller titiller du chat ou dénicher une baballe !
Bref, un polar gentillet (j'ai cherché au dos du livre si c'était un livre jeunesse...), amusant, distrayant et qui m'a fait oublier ses mauvais points du début ;)
Merci à Babelio !
