Comment le cadavre d'un conseiller du Premier ministre est-il arrivé, par une nuit pluvieuse de novembre, sur le parking miteux d'une grande surface, dans la région parisienne ? L'enquête est
confiée au commissaire Coralie Le Gall. Fille d'un haut fonctionnaire, en rébellion contre son milieu, musicienne et pratiquant le close-combat, cette personnalité hors-normes est bien décidée à
prendre sa revanche contre un monde politique qu'elle déteste. Mais Coralie va peu à peu comprendre l'ampleur de la manipulation en cours. Un roman noir dons la France des années 1990. Une
intrigue palpitante et truffée d'énigmes, qui déniaise à jamais d'une certaine politique.
Quand
Chez les filles m'ont proposé ce livre, je me suis dit : "Chouette, un polar, j'en avais envie justement !" J'ai donc accepté
leur offre avec plaisir. Je me demande encore si j'ai bien fait...
Un meurtre au Ministère de l'Intérieur, entrer dans les arcanes du pouvoir politique, une enquête menée par une commissaire en prise avec ses propres démons... Bon ok, rien de bien exceptionnel
en ce bas monde littéraire mais pourquoi pas ? Je me lance donc dans cette lecture ! Et j'ai failli refermer au bout de 10 pages... L'auteur était-il obligé de faire parler sa commissaire comme
une charretière, d'employer des expressions argotiques nécessitant presque l'emploi d'un dictionnaire pour comprendre le texte, suivies de mots très littéraires ? Bon, en même temps, placer dans
un même paragraphe "artiche" et "coruscante", faut le faire, je le reconnais ;) Peut-être un pari avec un ami ?
Était-ce un choix de l'auteur, de l'éditeur ou du correcteur de franciser tous les mots anglais ? Je sais bien que Toubon est passé par là avec sa loi mais quand même quoi ... Lire le mot
"chêqueupe" pour "check-up" m'a fait frémir !!! (et ce n'était qu'un début ...). En tout cas, quelle que soit la personne ayant fait ce choix, il est malheureux !
M'étant quand même un peu prise au jeu de l'enquête (on se fait à tout malheureusement ;), j'ai voulu savoir qui avait tué Vaslin, haut fonctionnaire au service du Premier Ministre. Aux côtés de
la commissaire, Coralie Le Gall, on entre dans les bureaux des hauts fonctionnaires en poste, on assiste à leurs tractations pour sauver leurs fesses, leurs manipulations, un monde sordide et
malhonnête même si j'ai trouvé le côté "tous pourris !" un peu trop catégorique. Ma naïveté et ma crédulité me poussent à croire que le monde politique n'est pas complètement corrompu et qu'il
existe encore des personnes travaillant pour la France et non pour elles-mêmes (laissez-moi mes illusions, siouplait ;). L'intrigue est intéressante, bien développée, bien amenée.
Bref, un bon polar politique si on arrive à oublier le vocabulaire employé... (pas facile quand il s'agit d'un livre, je le conçois ;)
Claude Marker en est à son premier roman.