Résumé
Le père de l'auteur, Vladek, juif polonais, rescapé d'Auschwitz, raconte sa vie de 1930 à 1944, date de sa déportation. Ce récit est rapporté sous la forme d'une bande dessinée dont les
personnages ont une tête d'animal : les juifs sont des souris, les nazis des chats, les Polonais des porcs et les Américains des chiens.
Mon avis
Je ne suis pas BD, en général. Hormis Garfield, aucune BD ne m'attire ou presque. Il faudra d'ailleurs que je vous parle de Garfield, un jour.... Mon héros

Toutefois, contrairement à certains, je ne considère pas la BD comme de la fausse littérature. Il faut du talent pour
dessiner et créer une histoire de la même façon qu'il faut du talent à un écrivain pour écrire un roman.
Beaucoup d'entre vous doivent connaître, je pense, cette BD. J'en ai entendu parler, pour la première fois, lors de mon stage à
Soif de
Lire, par ma libraire préférée. J'ai tourné autour (de la BD, pas de ma libraire préférée ;) pendant mes 15 jours de stage, l'ouvrant vaguement mais sans jamais m'y plonger. Et là, je me suis
sentie prête. Je l'ai empruntée à la médiathèque et je m'y suis plongée directement.
Le thème est dur : la Shoah. En parler via une BD peut être discutable pour certains. Personnellement, je pense qu'à partir du moment où on en parle et où le devoir de mémoire est mis en place,
c'est le principal.
Art Spiegelman nous raconte l'histoire de son père de 1930 à 1944. Celui-ci était polonais juif. Il a vécu les déportations, les camps, les brimades. Il a vu sa famille, ses amis disparaître,
emportés par la folie d'un seul homme. Il a vécu les trahisons de soit-disant amis, il a découvert des amitiés alors qu'il pensait ne plus avoir d'issue. Sa façon de survivre au détriment des
autres, par moment, m'a écoeurée mais une phrase tournait en boucle, dans ma tête : "Comment aurais-je agi à sa place ?" couplé à une chanson :
Né En 17 à Leidenstadt.
Outre le thème de la Shoah, Art Spiegelman nous parle aussi des relations qu'il a eu avec son père, leurs chamailleries, leurs confidences. L'auteur nous parle de son père sans complaisance, de
ses travers, de ses trafics pour s'en sortir. Il le dit lui-même, il a devant lui la caricature du marchand juif et ça le dégoûte, par instant. Je pense que l'une de ses plus grandes blessures
fut de découvrir que son père avait brûlé le journal intime que sa mère a tenu durant la 2ème Guerre mondiale. Là où elle racontait tout ce qu'elle a vécu dans les camps. Art Spiegelman ne basera
donc sa BD que sur un seul témoignage : celui de son père.
On passe d'une époque à une autre, d'une case à l'autre. Du temps présent à la 2ème Guerre mondiale et on est entraîné dans ce récit que l'on ne peut lâcher tellement il est bouleversant. J'ai
souri, j'ai pleuré, j'ai été émue.. Je suis passée par beaucoup de sentiments, d'un extrême à l'autre mais je ne suis pas ressortie indemne.
Ils l'ont lu aussi :
Florinette, entre autre :)
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Le père de l'auteur, Vladek, juif polonais, rescapé d'Auschwitz, raconte sa vie de 1930 à 1944, date de sa déportation. Ce récit est rapporté sous la forme d'une bande dessinée dont les
personnages ont une tête d'animal : les juifs sont des souris, les nazis des chats, les Polonais des porcs et les Américains des chiens.
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