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L'homme qui marchait avec une balle dans la tête par Ph. Pollet-Villard

Quatrième de couverture

Rien ne semble sérieux dans la vie de Jean-Pierre qui devient gangster comme on rêve de rentrer en scène : avec panache, humour et poésie. " Vivre libre ou mourir d'ennui " telle est sa devise !

Mon avis

Je devais avoir encore Cantique de la racaille en tête. J’ai trouvé les deux histoires assez proches, du moins le début : comment un garçon comme tout le monde devient une tite frappe, un gangster, un braqueur. Et brusquement, on est embarqué dans autre chose, on le voit se faire enfermer, être blessé et à partir de là, vivre avec une balle dans la tête, sa remontée après ce tir, son envie de vivre et son passé qui le rattrape. Un homme qui, même en dehors des murs d’une prison, se trouve enfermé, ne se sent bien que dans les murs de ces prisons, son seul repère ?

Un bel hommage en même temps à la société de ce moment-là, aux ouvriers italiens venus vivre en France, au milieu carcéral (même s’il est édulcoré là).

 

Premières lignes

 J'ai longtemps dit, la vie c'est un gros bastringue qui tourne, un manège huilé avec plein de petits véhicules posés dessus, tous bien différents.

Au départ on a le choix : le petit camion de pompiers, le cheval noir, le cheval rouge, l'avion, la fusée, la diligence, le cochon qui vole, le dragon, l'hélicoptère, ça tourne et ça ne s'arrête pas. Dans ce grand manège, il y a des enfants qui prennent tout de suite leur place, par exemple sur le petit chevaL après ils ne changeront plus jamais, leur vie, ce sera toujours le petit chevaL Ils n'auront rien essayé d'autre et même pire, ils n'auront jamais vu le petit camion de pompiers qui roulait juste à côté du petit cheval, ni la fusée qui clignote. Quand on parlera d'eux, ce sera le «petit cheval» par-ci, le «petit cheval» par-la et ils seront très contents comme ça. Plus tard on dira : il a toujours su ce qu'il voulait, il était né pour ça, son petit cheval, sa petite vie, son petit tour de manège toujours pareil Ils croiront qu'ils ont choisi, alors qu'ils n'ont rien choisi du tout et rien vu non plus de ce qu'ils auraient pu voir et surtout rien compris au grand bastringue qui tourne dessous, de comment ça fonctionne dans les rouages tout en bas. Dans la graisse qui fume. Le grand panorama du monde en dessous. Les bas-fonds.

 

 


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L
Pas très gai, mais je le note tout de même.
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A
<br /> C'est pas qu'il soit triste ou quoi que ce soit, il ya un grain de folie dans ce livre qui le rend plaisant ! J'en ai mal parlé mais je ne trouvais pas les mots exacts (ti coup de fatigue surement<br /> :p).<br /> Essaye et tu me diras ? :)<br /> <br /> Bonne journée :)<br /> <br /> <br />