Enfin je vais essayer de m'y tenir, je promets rien hein :p
Donc aujourd'hui nous sommes jeudi et j'adopte le mot ... le mot ... Athanor !! non on ne répond pas "à tes souhaits !". Je viens de le croiser en lisant
"la bibliothèque du géographe" (je sens que je vais apprendre plein de choses avec ce livre :D).
Mais c'est quoi donc ?
ça ressemble à ça ! (image tirée du même livre, toujours :)
Je cite : "un athanor est la partie supérieure d'un appareil servant à la distillation. Celui-ci est composé de verre résistant de couleur verte, haut de trente -six
centimètres, et dont le diamètre le plus large à la base mesure dix-huit centimètres. La partie supérieure est mince et flûtée, et fait un coude vers la droite ; placés au-dessus
d'une distillerie, les athanors servent de vase communicant aux vapeurs. L'intérieur est tapissé d'une couche de matériau gris qui semble être un mélange de plomb, de fer et
d'antimoine, ainsi que d'une matière organique, composée en partie d'os humain et canins. Des traces de roussi, visibles sur la base de l'athanor, remontent sur cinq centimètres. Aucune
odeur perceptible.
Année de fabrication : date inconnue. On évalue la date de fabrication entre 100 avant J.-C. et 300 après J.-C.
Fabricant : inconnu. Malgrè son ancienneté, la facture de l'athanor est exceptionnellement soignée ; sa forme - d'une simplicité trompeuse - témoigne d'une attention, d'un soin, d'un savoir-faire
et d'une adresse rares.
Lieu d'origine : Egypte hellénique. le mot "athanor" provient du mot arabe al tannur, qui signifie four." (la bibliothèque du géographe).
Lexilogos en dit quoi ? Etymologiquement : Emprunté au latin médiéval athanor « id. » (cf. Liber de Septuaginta, trad. lat. d'un traité ar. d'alchimie ds Mém. de l'Ac. des
Sciences, t. 49, 1906, p. 318), de l'arabe al tannūr « id. », proprement « le four », attesté depuis. le Coran, de l'araméen tanūra qui remonte au sumérien
tinur, tunur. L'espagnol atanor est attesté plus tard que le mot français (fin xve s.
d'apr. Cor. et Al.) mais l'emprunt du
latin médiéval à l'arabe a probablement eu lieu dans la Péninsule Ibérique (v. FEW t. 19, s.v. tannūr).
Au fait, c'est un substantif masculin ! on dit UN athanor, c'est un mossieur:p
Le wikipédia dit quoi, lui ?
Un athanor est un terme d'alchimie désignant un four, utilisé pour fournir la chaleur pour la digestion alchimique.
Athanor vient de l'Arabe 'at-tannūr' (التنور) qui veut dire le fourneau, le four à pain ou encore la source d'eau chaude.
Un processus important dans l'alchimie était la distillation. Les substances amenées à l'état gazeux par réchauffement, condensaient sur les parois du vaisseau avant de couler dans un récipient
préconçu à cet effet. On pouvait aussi obtenir de la même manière des substances par sublimation: un matériau solide était réchauffé et ses gaz s'accumulaient sous forme de corps solides dans les
endroits plus frais de l'appareillage de sublimation. Un troisième procédé était la dite digestion alchimique: les substances étaient placées dans un récipient clos pour un certain laps de temps,
à une température régulière, susceptibles d'y subir une transformation chimique ou d'arriver à une quelconque maturation.
Au Moyen Âge il s'avérait difficile de régler la température des fours. L'invention du coulisseau capable de réguler l'arrivée d'air permit d'obtenir des températures différentes dans le même
four. Avant l'avènement de cette invention, l'alchimiste devait impérativement posséder un four particulier pour chaque température.
Architecture et types de fours :
Les fours était habituellement construits à base de briques et mastiqués avec une glaise spéciale. Il y eut aussi des fours métalliques à base de cuivre ou de fer, ainsi que des fours en argile.
Les combustibles utilisés étaient le bois ou le charbon. Chaque four intégrait en principe une pièce pour les cendres, une autre pour le feu et une troisième qui servait d'atelier, qui étaient
toutes séparées l'une de l'autre.
L'athanor était aussi appelé four philosophique, car il devait permettre de réaliser la pierre philosophale (lapis philosophorum). Dans un tel four, une substance pouvait être
traitée sur un période prolongée à une température précise et régulière. La construction avait la forme d'une tour, et à son intérieur on trouvait un récipient ovale (l'oeuf philosophale). Ce
récipient contenait la substance qui devait se transformer en la pierre philosophale.
Au XVIe siècle un four vit le jour (aussi appelé Henri le paresseux ou en latin piger henricus pour le confort qu'il permit dans son utilisation) qui possédait une buse à combustible séparée,
permettant une alimentation du feu en charbon de bois quasi automatique. L'alchimiste n'avait donc pas à surveiller la combustion de manière permanente.
Mauvaise réponse ! C'est pas une excuse !<br />
C'est TON blog, on vient s'y culturisationner, on vient même de très loin, alors un petit effort hein !
Parce que je ne le suis pas déjà ?? ouinnnn ! Sinon, ça se saurait si c'était possible, ya du monde qui cherche depuis suffisament longtemps, je pense ;)