4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 15:53

Résumé

"Tout commença un jour de mars, par un triste après-midi pluvieux : il se produisit je ne sais quelle perturbation dans l’installation électrique de l’immeuble, et toutes les lumières s’éteignirent. Nous étions là, en plein vingtième siècle, mais aussi désemparés, aussi isolés que le fut jamais l’homme au commencement du monde."

Mon avis

Ti polar sympa. Tout le long du livre je me suis demandée qui était David Stillman, victime ? Coupable ? Amnésique ? Ancien espion ? On le suit tout au long de ses courses-poursuites, de sa folie peut être ? Lisez-le en tout cas !

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29 mars 2008 6 29 /03 /mars /2008 11:23

Résumé

 
"  Cela fait une drôle d'impression de ne pas savoir qui on est, d'où on vient ni où on va. Taavetti Rytkönen, soixante-huit ans, était exactement dans cette situation. Il ne savait pas où il allait, ni qu'il venait de sortir d'une agence de la Banque nationale, où il avait oublié son portefeuille et ses papiers d'identité, mais tout de même pensé à fourrer dans sa poche intérieure une liasse de billets épaisse d'un centimètre et demi... " Un géomètre amnésique, un chauffeur de taxi pas du tout pressé de rentrer chez lui, un architecte albanais, un interprète bosniaque, douze naturistes françaises, plus quelques paysans pas mal imbibés...

Mon avis 
Je ne devais pas être dans un bon état d'esprit en lisant ce livre. Un bon road movies comme Paasilinna sait le faire, mais j'avais trop "petit suicide entre amis" en tête en fait.
Là, on suit les tribulations d'un vieil homme amnésique qui embarque dans sa cavale un chauffeur de taxi et on parcourt comme ça toute la Finlande ou presque. On se retrouve à dynamiter une exploitation agricole, à dormir dans un vieux char, à croiser des végétariennes illuminées françaises, à chasser le taureau au bord d'un lac etc. On a droit aussi à des critiques envers la politique finlandaise et européenne, des clins d'oeil envers la socièté.

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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 09:10
undefinedRésumé
Cela sonne comme un arrêt : la dernière photo. Comme il y a le dernier verre, le dernier jeton ou l’ultime message. Graff invente la forme neuve de la roulette russe : l’objectif à l’œil, comme le canon tout contre la tempe. On presse : y a-t-il une vie, passé le couperet de l’ultime clic ? Jeu, set et match ? Neigel, le héros, se cogne à tous les angles d’un deuil amer, celui de M. Un jour à Rome, Méphisto, entendez un sieur Giancarlo Romani (un homme que l’humain intéresse, ex-prêtre) lui offre un voyage et un appareil photographique. Règle du jeu : clore la bobine en prenant « la dernière photo ». Il n’est pas seul à jouer : d’autres sont là, comme lui, avec leur dernière case à cocher : un Japonais, maître-pêcheur de carpe, un ex-mannequin et Eros (de Bilbao). Alors, que prendre dans les rets du viseur ? Une photo qui tout résumera, apocalypse intime, une photo pour rien, une photo de rien, un souvenir à loger au coin d’un miroir, un fragment d’idéal. Geste dérisoire, simple pression, mais choix décisif. Chacun choisira de prendre ou de ne pas prendre LA photo. Neigel, lui, en fera un rendez-vous fantomatique, une hallucination douce, en reviendra plus léger.Tout cela semble bien innocent. Vraiment ?

Mon avis

J'ai beaucoup aimé ce livre, du moins le début. Le personnage principal, Alain Neigel, suite à la mort de la femme qu'il aimait, n'a plus fait de photo, a rangé son appareil. Il se construit ce qui lui semble être une nouvelle vie. Il part en week-end à Rome avec sa nouvelle compagne. Il accepte un peu contraint de ressortir son vieil appareil. A Rome, une rencontre va changer sa vie. Un italien mystérieux va les prendre en photo et en lui rendant son appareil, il lui dis juste cette phrase « Il ne vous reste qu'une photo à prendre ». Ce qui est vrai, il n'en reste qu'une à prendre sur la pellicule. Mais l'italien joint sa carte à cette phrase. Dés lors commence un jeu. Un rendez-vous est fixé, d'autres personnes sont présentes dans cette quête de la dernière photo. Chacune avec ses blessures, son caractère, sa personnalité. 5 personnes différentes mais mues par la même chose : réussir leur dernière photo. Commence alors un périple qui voit chacun, au fur et à mesure, se retrouver et prendre cette photo, ou pas ... J'ai beaucoup aimé la réaction du japonais. Je vous laisse découvrir ce qu'elle est ...

Pourquoi j'ai moins aimé la fin ? Parce que pour moi elle était prévisible. Un peu trop fantasmagorique à mon goût.

 

Cependant, ce livre que j'ai dévoré en peu de jours, m'a permis de ressortir mon vieux Canon du fond de son placard (cf :D) et m'a redonné envie de prendre des photos. Avec toujours en tête cette question « et si c'était la dernière que je prenais ? ». Finalement, Laurent Graff nous fait nous poser pas mal de questions ...


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12 mars 2008 3 12 /03 /mars /2008 18:36
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C’est dans la trentaine que la vie m’a sauté à la figure. J’ai alors cessé de me prendre pour le roi du monde et je suis devenu un adulte comme les autres, qui fait ce qu’il peut avec ce qu’il est. J’ai attendu la trentaine pour ne plus avoir à me demander à quoi cela pouvait bien ressembler, la souffrance et le souci, la trentaine pour me mettre, comme tout le monde, à la recherche du bonheur. Qu’est-ce qui s’est passé ? Je n’ai pas connu de guerre, ni la perte d’un proche, ni de maladie grave, rien. Rien qu’une banale histoire de séparation et de rencontre.


Mon avis

Une histoire de rupture, vu par le mari. Comme il le dit si justement à un moment : une histoire banale parmi d’autre. Sa particularité : le mari nous parle, s’adresse au lecteur comme on s’adresse à un ami, comme si on les connaissait bien, lui et sa femme. Le roman est écrit sans chapitre, sans coupure. C’est là qu’on se rend compte de l’importance d’avoir à tourner la page en fin de chapitre, d’avoir une demi-page blanche, des titres. Ce sont comme des bouffées d’air dans la lecture. Ici ça manque, c’est le but sûrement. D’où, pour moi, la nécessité de poser ce livre, un temps plus ou moins long, de respirer, sans pour autant en ouvrir un autre. Reprendre ce roman, l’histoire de Gaston après s’être aéré l’esprit. 

Victime et coupable en même temps, il subit sa tyrannique femme qui l’émascule moralement, constamment. On se demande comment il fait pour rester. Il s’identifie à un moment, aux femmes battues par leur mari et qui restent malgré tout, parce qu’elles l’aiment. Lui c’est pareil, il reste parce qu’il l’aime, parce qu’il pense, un jour, avoir un retour d’amour.

Ce qui fut le déclencheur de tout ça ? Il flirte avec une femme, il lui dit, elle se venge avec un autre homme et lui fait savoir. Il s’éloigne, va s’aérer en Italie, chez son père et là, de simples mots vont chambouler sa vie « j’étais derrière toi », une présence physique mais aussi, une présence « morale », celle que l’on cherche tous, cela sous entend : je suis là depuis longtemps dans ta vie mais tu ne me voyais pas. Et là, Gaston la voit, elle … Celle qui lui fait voir la vie avec légèreté, douceur, comme une bulle d’air dans sa vie.

Après moultes déchirements avec sa femme, enfin il réagit …

 

 

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2 mars 2008 7 02 /03 /mars /2008 17:06
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Quand Gaston a pris Marie-Pierre en stop, jamais il n'aurait pensé qu'un tel canon puisse rester avec lui. Pourtant, c'est bien le début d'une nouvelle histoire. Fini les petites combines de recel minables, les soirées chez Saïd avec les poivrots du coin, les fins de mois difficiles. Bonjour les affaires, les grands restos et l'argent... même si une petite voix au fond de sa tête lui chante une bien triste mélopée. La gloire et la fortune ont souvent des revers. La boucle se refermera-t-elle comme l'étau infernal qui lui broie les méninges ?

Mon avis

L'histoire d'une tite frappe qui pense que la tite nana ramassée sur un bord de route, est son porte-bonheur et qui fera tout pour elle. On le voit créer sa boite, quelque peu illégale puis légale, mais toujours en marge. Son passé le rattrape ...

 

Le personnage principal rebondit sur tout et rien, se raccroche à tout pour survivre et exister. Il se la joue kakou mais se retrouve pris à son propre piège. Son passage en Picardie est truculent, à se retrouver dans le journal local comme chef d’entreprise débrouillard !

 

Il pense tout avoir en ayant beaucoup d'argent et réalise que non finalement, l'argent ne fait pas tout. L'argent ne fait pas l'amour ... Pour moi, une très belle histoire d'amour, au final ! Gaston, le héros fait tout pour elle, est prêt à tout pour elle. Mais elle ? …

 
 

Une écriture fluide, familière. Écrit à la première personne, on se met vraiment à la place de Gaston, on souffre avec lui mais on a aussi envie de le baffer parfois ! Il est entouré de personnages secondaires qui à eux seuls valent le détour.

 

 




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16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 12:30
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Antoine a presque dix-neuf ans. Fragile, rêveur, indocile, il sèche le lycée, erre dans le centre commercial de son quartier, et ne fait rien de sa vie. Il cherche l'amour - et les coups. Camille veille sur son grand frère autant qu'elle le peut, et calme ses angoisses en se réfugiant dans la prière. Quant à Marie, leur mère, elle fait ce qu'elle peut. Mais c'est elle, qui, un beau matin, déclenche l'explosion et les conduit à l'ouest. Pas le point cardinal, non, mais cet état second où rien n'a plus vraiment d'importance...

Mon avis

 

 

Une sensation de malaise en lisant ce livre. Ne me demandez pas pourquoi, je ne sais pas. Sans doute parce que la souffrance des personnages est flagrante. Entre un ado de  19 ans complètement paumé qui fait quasi bourde sur bourde ; sa sœur, plus jeune, qui se réfugie dans la religion pour survivre ; leur mère qui ne sait plus quoi faire, qui est complètement transparente au travail … Finalement, c’est elle qui trouve la solution, celle qui fait exploser la famille.

 

L’auteur nous relate leur vie, banale, normale presque oserai-je dire. En cours de lecture je me suis dit « Oula, déjà que je suis un peu déprimée, ce livre ne va pas m’aider » et en fait, si. Il y a comme une envie d’optimisme, d’aider ces personnages, de se dire « ils vont remonter la pente ». Ce récit dérange en fait …

 

Olivier Adam emploie des phrases courtes, vives, incisives, percutantes. Cela donne une sensation de vitesse dans le malaise des personnages, dans leur chute.

 

 

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8 février 2008 5 08 /02 /février /2008 12:11
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La pièce montée arrive, sur un plateau immense porté par deux serveurs. Vincent voit osciller au rythme de leur marche cette tour de Babel en choux à la crème, surmontée du traditionnel couple de mariés. Il se dit : C'est moi, ce petit bonhomme, tout en haut. C'est moi. Il se demande qui a pu inventer un gâteau aussi ridicule. Cette pyramide grotesque ponctuée de petits grains de sucre argentés, de feuilles de pain azyme vert pistache et de roses en pâte d'amandes, cette monstruosité pâtissière sur son socle de nougatine. Et ce couple de mariés perché au sommet, qu'est-ce qu'il symbolise, au juste ?

Mon avis

J'ai beaucoup aimé ce mariage vu par différents protagonistes : une petite fille de  10 ans, sa mère, le marié, le curé, les cousines, le gros dragueur, la grand-mère, la mariée etc ... Parlons-en de la mariée, personnellement j'ai eu envie de la baffer un certain nombre de fois ;)
On y découvre les souffrances, les peurs, toutes les questions que l'on peut se poser ce jour-là,  parfois le bien être (si si :p), le vécu de chacun.
On entre directement dans la bourgeoisie et ses préjugés. L'auteur est assez caustique par rapport à tout cela et c'est assez jouissif, je trouve ;) J'ai cru me retrouver dans un mariage que j'ai aidé à préparer il y a quelques années trés prout prout coincé et où il fallait que tout soit parfait, pour le "qu'en dira-t'on" surtout ...
J'ai beaucoup aimé la fin qui clôt ce livre sur une note optimiste et un peu émouvante, il faut le dire.


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14 novembre 2007 3 14 /11 /novembre /2007 20:11
187548.jpgRésumé
Les copains d'abord... Telle pourrait être la devise de ces cinq célibataires qui ont élu domicile dans une maison abandonnée. Mais ces bons à rien pourront-ils toujours vivre ainsi, de bière, d'amitié et de l'air du temps ? Préoccupé de leurs vieux jours, l'un d'eux a une idée lumineuse : il va épouser la plus célèbre veuve de la région, une marâtre aussi réputée pour ses redoutables colères que pour son riche troupeau de moutons. Mais les amis du jeune fiancé ne l'entendent pas ainsi, et pour le sauver du mariage tout en se ménageant une confortable retraite, ils vont devoir redoubler d'ingéniosité... Une savoureuse histoire de Pieds Nickelés, rapportée avec gourmandise du Groenland par l'ethnographe et explorateur Jorn Riel.

Une histoire courte pour découvrir l'auteur et son style.

Mon avis 
Plaisant, très plaisant, on suit les tribulations de ces célibataires qui se fourrent dans des situations parfois assez cocasses :)
Découvrir vite les autres oeuvres de Riel !

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  Semblerait que mon fan-club (aheum :D) ronchonne de mon peu de publications ces derniers temps... Je vais tenter de remédier à ça et d'être plus rigoureuse ! (j'ai bien dit "tenter" hein :D)

 

Légére modernisation du blog ! Je vous annonce la naissance d'une page facebook indépendante de ma page perso. Vous y retrouverez, outre les articles ici-présents (et à venir), des avis rapides sur des lectures qui ne feront certainement pas l'objet d'articles ici, des joies ou tristesses livresques.

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PS : Je suis assez longue à répondre à vos comms. Pardon. Mais, ils me font chaud au coeur et je vous remercie de m'en laisser !

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