16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 15:57
Quatrième de couverture

Ils ont été appelés en Algérie au moment des « événements », en 1960. Deux ans plus tard, Bernard, Rabut, Février et d'autres sont rentrés en France. Ils se sont tus, ils ont vécu leurs vies.
Mais parfois il suffit de presque rien, d"une journée d’anniversaire en hiver, d’un cadeau qui tient dans la poche, pour que, quarante ans après, le passé fasse irruption dans la vie de ceux qui ont cru pouvoir le nier.




Mon avis


Lecture laborieuse ! La première partie du livre est racontée par le cousin Rabut. Bernard, son cousin SDF, s'invite à l'anniversaire de sa soeur et lui offre un très beau bijou. Cela déclenche l'ire des invités :comment  lui le fauché, le raté, lui qui leur réclame toujours l'argent, a-t'il pu acheter un tel bijou à sa soeur ?? Un des invités est d'origine algérienne. Bernard s'en prend violemment à lui et à sa famille. Pourquoi ?
Deuxième partie du livre, et nous suivons, rétrospectivement, Bernard, Rabut et beaucoup d'autres alors qu'ils sont envoyés en Algérie en guerre. Nous découvrons un univers régi par la peur des fells, de ces Algériens qui défendent leur pays et leur liberté. Nous découvrons les exactions commises par les uns et par les autres. J'ai aimé la similitude que l'auteur a pu faire entre l'occupation française en Algérie et l'occupation allemande en France, quelques années auparavant.
Puis, troisième partie et nous retrouvons Rabut, le lendemain de l'anniversaire de la soeur de Bernard et nous suivons ses pensées, éclairées par ce que nous venons d'apprendre sur les attitudes des uns et des autres en Algérie. Éclairées sur les relations particulières entre ces deux cousins.

J'ai aimé l'histoire, les liens entre les uns et les autres. J'ai beaucoup pensé à mon père qui fut envoyé en Algérie et qui n'en est pas ressorti indemne moralement. Mais je n'ai pas aimé le style de Mauvignier. Je me suis fait violence sur la première partie parce qu'en surfant par-ci par-là, je savais que la suite était mieux, plus intéressante. J'ai failli abandonner un certain nombre de fois... J'ai dévoré la deuxième partie par contre ! 

J'avais aimé Mauvignier dans Apprendre à finir mais là, je le redis, j'ai eu du mal...

L'auteur a aussi écrit : Dans la foule ; Apprendre à finir ; Loin d'eux ; Le lien ; Ceux d'à côté ; Seuls ; Plus sale.

D'autres avis, très mitigés, chez Aurore ; Culture sur le zinc ; Val et beaucoup d'autres (manifestez-vous dans les comms !)


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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 14:27
Quatrième de couverture

"Question : le grand roman des bas-fonds de L. A. ? Réponse : Aucune bête aussi féroce d’Edward Bunker. Si le jugement ne manque pas d’arguments, il peut se discuter. Mais c’est incontestablement, par sa précision et sa rigueur du détail, le meilleur livre jamais écrit sur le thème du vol à main armée - une activité criminelle à l’image surfaite et trompeuse dont les ouvrages de fiction font habituellement leurs choux gras. Quant a l’analyse qu’il nous offre de la psychopathologie criminelle, elle place le roman au rang du génie du mal, de "De sang-froid" et du "Chant du bourreau". Ce roman est d’une originalité absolue - un chef-d’œuvre noir resté négligé. Dernière minute : méfiez-vous ! Là où il vous emmène, vous ne sortirez pas intact de votre rencontre avec Max Dembo." (James Ellroy) (source : Bibliosurf)

Mon avis

J'ai mis du temps à le lire, non parce qu'il ne me plaisait pas mais parce que le thème est dur. On se retrouve à suivre un ex-taulard de sa sortie de prison à son retour à celle-ci. Tout ce qu'il fera pour essayer de se remettre sur le droit de chemin sera entravé par son passé, par la machine judiciaire, le premier à le bloquer étant son agent de conditionnel. Finalement, il ne verra d'autre solution que de repartir avec ses anciens amis, retomber dans la drogue, les casses, les magouilles etc. Tout ce qu'il fera, il le fera sans état d'âme et Edward Bunker nous l'écrira sans complaisance. Il utilise un style direct, crû et peut nous décrire dans le détail comment se faire un fixe d'héro, où cacher le matériel, comment monter un braquage etc. Il sait de quoi il parle, étant lui même ancien taulard, braqueur etc. Ce roman a d'ailleurs une grande part autobiographique.

Edward Bunker a aussi écrit : Stark, L'éducation d'un malfrat, Les hommes de proie, La bête contre les murs, La bête au ventre.
À noter que Dustin Hoffman lui achètera les droits d'"Aucune bête aussi féroce". En 1978, sortira "Le récidiviste", réalisé par Grosbard avec Dustin Hoffman dans le rôle principal.


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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 12:24
Résumé

Un enfant dans la campagne. Un train qui passe tous les soirs. Un rituel qui s'instaure, un rendez-vous. L'enfant tombe malade et n'a qu'à un souhait : prendre le train.

Mon avis

Gentillet. En même temps c'est adressé aux enfants. Un peu de poésie, d'émotion, d'espoir. Sympa à lire :)
Seule chose qui m'a choquée : son prix : 9 €. Je trouve ça un peu exagéré pour un livre de 45 pages même écrit par d'Ormesson, même éditée par sa fille et même si la couverture est jolie (elle m'a beaucoup fait penser à José de Richard Andrieu, publié chez le même éditeur).
Vidéo sur ce conte





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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 11:22
Quatrième de couverture

Onze chapitres pour onze moments de sa vie, de la petite fille qui dévore les livres en Hongrie à l'écriture des premiers romans en français. L'enfance heureuse, la pauvreté après la guerre, les années de solitude en internat, la mort de Staline, la langue maternelle et les langues ennemies que sont l'allemand et le russe, la fuite en Autriche et l'arrivée à Lausanne, avec son bébé. Ces histoires ne sont pas tristes, mais cocasses. Phrases courtes, mot juste, lucidité carrée, humour, le monde d'Agota Kristof est bien là, dans son récit de vie comme dans ses romans.


Mon avis

Je souhaitais découvrir l'univers d'Agota Kristof, avant de me plonger dans Le grand cahier. Bien m'en a pris. Cette suite de chroniques se lit assez rapidement mais interpelle. On y suit Agosta tout au long de sa vie avec, comme fil directeur, la lecture et l'écriture. On y suit son amour pour l'écriture, le livre, la lecture. Comment elle en est arrivée à être cette auteure, exilée en Suisse, cette femme qui a dû tout réapprendre en arrivant dans ce pays. Un petit livre sur la force de l'écriture et de la lecture dans nos vies.

Agosta Kristof a aussi écrit Le Grand Cahier, La preuve, Le Troisième mensonge, C'est égal, Hier, Le Monstre et autres pièces, L'heure grise et autres pièces, Où es-tu Mathias ?, La trilogie des Jumeaux.


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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 11:38
Résumé

Louise est une petite fille heureuse, passionnée de poésie, qui vit au sein d'une famille aimante. Une maison magnifique, un jardin bucolique, un frère, une soeur, puis soudain. l'horreur. L'année 1915 va sonner le glas de cette vie édénique, apportant avec lui des mots inconnus jusqu'alors : oppression, souffrance, massacre, génocide. C'est le roman de toute une vie, celle de Louise, qui se déroule sous nos yeux.

Mon avis

J'ai découvert Ondine Khayat en lisant Le pays sans adultes et je m'étais dit que j'en lirai bien un autre d'elle, un jour. Voilà, ce jour est venu et je ne regrette pas mon choix :)
Le livre se divise en plusieurs parties. La première m'a un peu agacée, je ne vous le cache pas, cest un peu le monde des Bisounours ! Tout il est beau et gentil. Louise, enfant, vit une vie de rêve, aimée, choyée, une vie assez aisée. Tout va bien et elle nous le fait savoir en long et en large ! Même si certaines remarques annoncent la suite et quelle suite ! Là, on regrette d'avoir quitté le monde des Bisounours ! On tombe en plein génocide arménien, les meurtres, les viols, les morts par épuisement, la fuite ... La suite du livre est sa reconstruction morale et physique.
Le style est poétique, trop poétique. Trop de métaphores tue la métaphore... Mais cela ne m'a pas empêché de rester avec Louise, de la suivre. J'ai fini ce livre à 1h du matin, impossible de le lâcher !


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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 14:34
Quatrième de couverture

Dans trois heures, le lieutenant Pontoise pourra quitter son commissariat. A cet instant précis, une femme entre dans le commissariat désert et demande a être arrêtée. Dix ans plus tôt, elle a poussé son mari par la fenêtre de leur appartement du 11e étage. Sadique, irresponsable, il la battait, elle et ses enfants. Elle a prétendu qu'il s'agissait d'un suicide et comme son mari sortait d'un hôpital psychiatrique après avoir plusieurs fois tenté de se tuer, tout le monde l'a crue. Elle veut se dénoncer avant minuit parce qu'elle a des remords et que le lendemain son crime sera prescrit... Le lieutenant Pontoise n'en croit pas ses oreilles. Il se refuse absolument à arrêter cette femme. Pendant quelques heures, la meurtrière et le policier vont s'affronter avec une violence rare.

Mon avis

Encore un livre qui se lit vite. Prenant, décalé, voire absurde (surtout sur la fin). Je l'ai lu il y a quelques semaines et ce qu'il m'en reste est que la victime n'est peut-être pas celle que l'on pense. Je m'explique : la femme, dont on apprendra tout au fur et à mesure de l'interrogatoire, semble être la victime à priori mais à mes yeux c'est plutôt le flic qui fera son possible pour l'empêcher de se dénoncer, allant jusqu'à "péter un plomb".
Ce roman m'a beaucoup fait penser à Garde à vue avec Serrault et Ventura. On y retrouve l'huis clos, cette confrontation entre deux personnes, ces pétages de plomb, cette ambiance lourde, les flash-back qui expliquent pourquoi la femme est là.
En surfant, j'ai découvert que je n'étais pas la seule à qui ce livre avait fait penser à Garde à vue : leslivresdegeorgesandetmoi a eu ce même sentiment :) Et tout comme elle, je pense que l'idée de base est intéressante mais qu'elle s'essouffle vite pour partir dans l'absurde.

D'autres l'ont certainement lu, faites-vous connaître !

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 13:57
Quatrième de couverture

Un nouveau cadavre est retrouvé à Reykjavik. L'inspecteur Erlendur est de mauvaise humeur : encore un de ces meurtres typiquement islandais, un " truc bête et méchant "
qui fait perdre son temps à la police... Des photos pornographiques retrouvées chez la victime révèlent une affaire vieille de quarante ans. Et le conduisent tout droit à la " cité des Jarres ", une abominable collection de bocaux renfermant des organes...


Mon avis

Un bon petit polar qui se lit rapidement, qui vide la tête. On y  apprend des petites choses sur l'Islande : un fichage génétique et médical y existe dans le but de faire des recherches sur les maladies génétiques, information qui aura son importance dans ce polar !
L'inspecteur Erlendur m'a beaucoup fait penser à Adamsberg de Vargas, tourmenté, esseulé etc.
Un avis très court mais à part vous dire "c'est sympa, lisez-le" je ne vois pas quoi dire et je ne vais pas essayer de broder, je ne sais pas faire :)

Arnaldur Indridason a aussi écrit : La femme en vert (qui m'attend sur l'étagère), L'homme du lac, La voix, Hiver Arctique, etc.
Ils et elles l'ont lu aussi, leurs avis sur Blog of Book

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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 10:31
Quatrième de couverture

La solitude est partout, dans la promiscuité d'une loge de concierge, dans le cœur d'une adolescente ingrate ou d'une jeune femme branchée, dans l'exaspération d'un couple marié depuis trop longtemps, dans les yeux d'un bébé qui attend sa mère... partout. Et l'on voudrait nous faire croire que ces instruments (téléphone portable, télévision, Internet...) destinés à nous relier au monde peuvent y changer quelque chose. Mais c'est tout le contraire. La preuve en 16 nouvelles légères et graves, 16 scènes prises sur le vif, dans un immeuble où chacun se croise sans vraiment se voir.


Mon avis

Après Fatou et Richard, voici un 3ème livre sur la solitude. Hasard de mes choix ou thème à la mode ? Toujours est-il que j'avais repéré celui-ci il y a quelques mois et que j'ai craqué et l'ai acheté il y a peu...
Je ne suis pas très "Nouvelles", j'aime les histoires longues où j'ai le temps de m'attacher aux personnages, mais le thème me plaisait et me semblait prometteur.

J'ai vu une certaine analogie entre cette série de nouvelles et Inassouvies, nos vies, dans le fait que l'action se passe dans un immeuble où on étudie la vie de chacun, comme Betty le faisait de sa fenêtre. Les 16 personnages sont en corrélation les uns avec les autres, chacun pense être le plus seul au monde sans penser que son voisin pense la même chose et l'envie.

La première nouvelle Seuls comme des sardines, m'a beaucoup plu. L'histoire de cette concierge qui n'aspire qu'à une seule chose : être seule afin de respirer un peu ! Elle m'a émue par son désir de solitude !
Les solitudes de Sophie et Aubin m'ont touchée et j'aurais voulu savoir ce qu'il se passait après.

Certaines nouvelles sont touchantes mais en majorité, elles m'ont laissée indifférente, je n'arrivais pas à m'attacher aux personnages. Je n'ai pas été surprise par les chutes. Plus j'avançais dans ma lecture et moins je voyais le thème de la solitude, je voyais surtout des souffrances qui n'étaient pas toujours liées à cette solitude mais plutôt à un mal-être.

Plaisant à lire mais je pense que je l'aurai oublié dans quelques temps !  ou pas...

Stéphanie Janicot a aussi écrit : 100 Romans de première urgence pour (presque) tout soigner
Dans la tête de Shéhérazade
Salam
Cet effrayant besoin de famille
Les Matriochkas
Soledad
Dieu est avec vous... (sous certaines conditions)
Le privilège des rêveurs
Des profondeurs...
La Constante de Hubble
Non, ma mère n'est pas un problème
Une traviata

Ils l'ont lu aussi : Sophie, Clarabel, mimienco et certainement beaucoup d'autres :)

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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 10:00
Quatrième de couverture

Un matin d'été ordinaire, trois bombes explosent dans une haute tour du quartier de la Défense. Toutes les personnes qui étaient entrées dans le gratte-ciel périssent dans l'effondrement. Toutes, sauf une. Vigo Ravel, quelques minutes avant l'attentat, a entendu des voix dans sa tête qui lui ordonnaient de fuir. Et il a survécu. Il comprend alors qu'il détient un secret qui pourrait changer la face du monde. Mais il ne suffit pas de connaître un secret, si grand soit-il. Encore faut-il en comprendre l'origine. Qui sont ces hommes qui le traquent ? Quelle énigme se cache derrière le Protocole 88 ? Que signifient les voix que lui seul semble pouvoir entendre ? Il est des mystères qui valent tous les sacrifices. Même celui de l'âme.

Mon avis

Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un bon polar ! Ça fait du bien ! et merci à Gamin de m'avoir suggérée ce livre, il y a très longtemps ;)

Le syndrome Copernic est le fait de détenir une vérité que le monde refuse, une vérité qui peut avoir des implications assez conséquentes pour l'humanité.

Je vous présente Vigo Ravel, 36 ans, schizophrène. Comme tous les lundis matins, il va à la Défense, Paris, voir son psy. Dans le hall de l'immeuble, il entend une voix (comme d'habitude) mais là, il ressent comme un danger. Il sort en courant. L'immeuble explose quelques secondes plus tard. Il part s'enfermer chez lui, dans l'appartement qu'il partage avec ses parents, qui ne sont pas là. Il suit les reportages au sujet de l'attentat et entend toujours la voix dans sa tête, ce même message qui tourne en boucle. Il pense devenir encore plus fou que d'habitude. Il lui faut savoir si son psy a survécu. Il retourne à la Défense et là, il découvre que le cabinet médical où il se rendait tous les lundis, n'existe pas et n'a jamais existé. Et là, c'est le début de la fin ! Qui est-il ? Est-il réellement schizo ? Qui sont ces deux hommes en survêtements gris qui le pourchassent ? Pourquoi a-t'il des réflexes de combattant ? Qui lui a envoyé un courrier lui disant que Vigo Ravel n'est pas son vrai nom ? Que ses parents ne sont pas ses vrais parents ? Que se passe-t'il sous le parvis de la Défense ? Qui sont ces personnes dont il rêve et dont il n'arrive pas à voir les visages ? Qui est SpHiNx ? Qui croire ? Et comment convaincre les autres de ce qu'il croit, de ce qu'il entend ?

J'ai aimé ce polar qui démarre rapidement, même s'il s'essouffle par moment, il est prenant. Entrecoupé de réflexions sur la schizophrénie (et en plus, on se culturise dites donc !), on suit Vigo avec plaisir, il a un côté humain pas vraiment "super-héros-qui-va-se-battre-pour-faire-éclater-la-vérité". Il n'y a que son histoire d'amour qui m'a un peu saoulée, avec ses états d'âme, cela coupait trop le rythme à mon goût.
Autre bémol, la fin... Une légère déception de ce côté-là. Attention : <début du spoiler !> j'ai failli entendre la voix de Dark Vador ! </fin du spoiler !>(si vous souhaitez le lire, surlignez le texte :))
À certains passages, je me disais que ce polar pouvait faire un bon film ;  à d'autres, c'était "Oula, je deviens folle moi aussi ?". L'intrigue est bien menée, crédible et peut amener diverses réflexions sur le genre humain...

Bref, un très très bon moment !


Henri Loevenbruck a aussi écrit : Le testament des siècles, Le rasoir d'Ockham, La Moïra (3 tomes), Gallica (3 tomes), Les cathédrales du vide, Das Jesusfragment. Le site de l'auteur.


Madame Charlotte est très enthousiaste, elle aussi !

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 11:14
Quatrième de couverture

Moi, c'est Chet, chien-détective. Oui, c'est vrai, j'ai lamentablement échoué aux épreuves de sélection de chien policier, mais bon, sniffer des paquets de drogue au milieu des chaussettes sales, c'était vraiment un boulot de chien ! Non, finalement, je me suis associé avec Bernie, un détective privé un peu cabossé par la vie — divorce, pension alimentaire, fins de mois difficiles, vous voyez le genre, quoi ! Il fait dans la recherche de personnes disparues... Là, on vient de nous demander de retrouver une ado qui a fait une fugue. Fastoche ! Je renifle ses affaires, un sac à dos qui sent le vieux hamburger et le pétard, et nous voilà partis dans la décapotable de Bernie. Lui tient le volant, moi je fais la route truffe au vent. Au fait, il y avait une autre odeur dans les affaires de la gamine. La peur... Là, mon vieux Bernie, il va falloir s'y mettre si on ne veut pas la retrouver en chair à pâté, cette petite !

Mon avis

Après avoir attendu moultes semaines, j'ai enfin reçu ce polar dans le cadre de l'opération Masse critique de Babelio (merci à Guillaume de s'être tant démené !).
J'aurai eu accès à la quatrième de couverture avant de le choisir, je l'aurai laissé de côté : une critique signée Stephen King au dos m'aurait fait fuir. Non pas que je n'aime pas King, c'est surtout que cela me fait l'effet de la critique par copinage, à la demande de l'éditeur (commun, tant qu'à faire) ou parce que Spencer Quinn (mais quel journaliste célèbre se cache derrière ce pseudo ?) est un pote de Stephen King et qu'il lui a gentiment fait cette critique positive, pour lui faire plaisir. Bref, mauvais départ déjà !
J'ouvre et je vois que c'est Chet, le chien qui parle. Donc, polar à la première personne avec un langage chien, des pensées chien... Je sortais de Cadavre d'état et de son style à la première personne avec son langage de charretière. Hum... Deuxième mauvais point...
Je m'accroche et je suis Chet et son maître, Bernie, détective, dans leur nouvelle enquête. Chet est un chien qui a loupé le concours pour devenir chien policier (un chat qui passait par là...). Bernie, un ancien flic, qui a ouvert son agence de détective privé mais un divorce un peu difficile et les caisses se font vide.
Une mère arrive, affolée, sa fille, ado, a disparu ! Elle embauche Bernie, qui, au début, est réticent mais son banquier est peu compatissant... L'ado, Madison, réapparaît deux jours plus tard sans leur aide. Chet sent qu'il y a quelque chose de louche... Cela se confirme quand elle disparaît à nouveau. Chet se lance à sa recherche, la retrouve rapidement. Ne lui reste plus qu'à faire comprendre tout ça à Bernie !! Et surtout à ne rien oublier. Bon, c'est là que j'ai découvert que les chiens avaient une mémoire de poisson rouge, qu'un rien pouvait les distraire...

J'ai aimé : l'enquête en elle-même, on se laisse prendre au jeu et on souhaite savoir ce qui est arrivé à Madison. Le côté décalé parce que raconté par un chien mais, en même temps, je n'ai pas aimé le fait que ce soit le chien qui raconte : ça ne reste pas très longtemps concentré un chien... c'est un peu frustrant de ne pas pouvoir "entendre" une conversation entière tout ça parce que Chet préfère aller titiller du chat ou dénicher une baballe !

Bref, un polar gentillet (j'ai cherché au dos du livre si c'était un livre jeunesse...), amusant, distrayant et qui m'a fait oublier ses mauvais points du début ;)


Merci à Babelio !
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  Semblerait que mon fan-club (aheum :D) ronchonne de mon peu de publications ces derniers temps... Je vais tenter de remédier à ça et d'être plus rigoureuse ! (j'ai bien dit "tenter" hein :D)

 

Légére modernisation du blog ! Je vous annonce la naissance d'une page facebook indépendante de ma page perso. Vous y retrouverez, outre les articles ici-présents (et à venir), des avis rapides sur des lectures qui ne feront certainement pas l'objet d'articles ici, des joies ou tristesses livresques.

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PS : Je suis assez longue à répondre à vos comms. Pardon. Mais, ils me font chaud au coeur et je vous remercie de m'en laisser !

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