31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 11:35
Résumé

La villa est magnifique, l'été brûlant, la Méditerranée toute proche. Cécile a dix-sept ans. Elle ne connaît de l'amour que des baisers, des rendez-vous, des lassitudes. Pas pour longtemps. Son père, veuf, est un adepte joyeux des liaisons passagères et sans importance. Ils s'amusent, ils n'ont besoin de personne, ils sont heureux. La visite d'une femme de cœur, intelligente et calme, vient troubler ce délicieux désordre. Comment écarter la menace ? Dans la pinède embrasée, un jeu cruel se prépare.

Mon avis

Ce livre eut un très grand retentissement à sa sortie dans les années 50. Il parle de famille recomposée, de jalousie, de relation père-fille, de jeux de l'amour et des sentiments. De nos jours, il ne choquerait plus car ces thèmes sont devenus des classiques mais à l'époque c'était une bombe que venait d'écrire Françoise Sagan. Il paraîtrait d'ailleurs qu'elle a écrit ce roman en 6 semaines après avoir été recalée à un examen, vexée.
Cécile refuse la fin de la complicité avec son père, la fin de leur insouciance. Fin incarnée par Anne, assez  "Vieille France", calme, raisonnée et intelligente.
L'écriture est simple, les sentiments très bien décrits, Sagan emploie les mots qu'il faut quand il le faut.

Roman léger par son écriture mais pas par sa conclusion qui laisse un sentiment de malaise de par les conséquences du jeu mis en place.

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26 octobre 2008 7 26 /10 /octobre /2008 12:48
Quatrième de couverture

" Comment on va faire maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi ? Qu'est-ce que ça veut dire la vie sans toi ? Qu'est-ce qui se passe pour toi là ? Du rien ? Du vide ? De la nuit, des choses de ciel, du réconfort ? " Mathias, une trentaine d'années mais une âme d'enfant, vient de perdre sa mère. Sans le géant qu'il rencontre sur le parking de l'hôpital, que serait-il devenu ? Giant Jack, 4,50 mètres, " docteur en ombrologie ", soigne les gens atteints de deuil. Il donne à son protégé une ombre, des livres, la capacité de vivre encore et de rêver malgré la douleur... Il le fera grandir.

Mon avis

Un vrai bonheur à lire. À offrir à quelqu'un ayant perdu un proche pour l'aider à surmonter sa douleur. M. Malzieu est un vrai poète, il nous entraîne dans un univers onirique digne de Tim Burton. Beaucoup d'émotions mais aussi de sourires sur un thème pourtant difficile à traiter : le deuil.
Ce livre m'a donné encore plus envie de découvrir "La mécanique du coeur", du même auteur ainsi que "38 mini westerns".



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21 août 2008 4 21 /08 /août /2008 15:44
Résumé

Oskar Schell est inventeur, entomologiste, épistolier, francophile, pacifiste, consultant en informatique, végétalien, origamiste, percussionniste, astronome, collectionneur de pierres semi-précieuses, de papillons morts de mort naturelle, de cactées miniatures et de souvenirs des Beatles. Il a neuf ans. Un an après la mort de son père dans les attentats du 11 septembre, Oskar trouve une clé. Persuadé qu'elle résoudra le mystère de la disparition de son père, il part à la recherche de la serrure qui lui correspond.

Mon avis

Déroutant. C'est le premier mot qui m'est venu à l'esprit quand j'ai fermé ce livre.

On suit Oskar dans la quête de la serrure correspondant à la clé qu'il a trouvée. Cette quête lui permettra de croiser diverses personnes, avec chacune leur histoire, leur particularité. Oskar est un surdoué, il a toujours l'esprit en éveil et est toujours sur le point d'inventer de nouvelles choses plus extravagantes les unes que les autres. Cela lui évite de penser à sa douleur, à sa peine quant à la perte de son père, décédè le 11 septembre 2001 à New-York. Il tente de comprendre cette mort qui lui semble tellement absurde. Un passage qui m'a touché : celui où il dit ne pas savoir comment son père est mort et quand il énumère toutes les morts envisageables.

Mais on ne suit pas qu'Oskar. On suit son grand-père, la vie avant lui. J'ai vu un parallèle entre le 11 septembre et la destruction des Tours et le bombardement sur Dresde qui détruisit toute la ville, lors de la 2eme Guerre Mondiale. Les deux ont détruit des milliers de vies, et ici : celle du grand-père et celle d'Oskar en tuant un ou plusieurs de leurs proches.

J'ai eu du mal avec ces changements de style : les lettres du grand-père, les pérégrinations d'Oskar, sa souffrance même si on ne tombe jamais dans le larmoyant, les images (certaines font mal, dérangent). Il y a de tout dans ce livre : des pages blanches, des noires, des extraits de lettres, de documents divers et variés, des photos, des ratures, des corrections ...

J'ai eu du mal, je le redis, en lisant ce livre mais avec un peu de recul, je ne regrette pas le mal que j'ai eu. Je me disais « je vais galérer pour en parler », c'est le cas mais parce que ce livre est fort.

Une phrase qui m'a marquée : « Et puis après ! Il entre tellement de gens dans votre vie, il en sort tellement ! Des centaines de milliers de gens ! Il faut garder sa porte ouverte pour qu'ils puissent entrer ! Mais ça veut dire aussi qu'il faut les laisser partir ! ».


A lire !

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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 13:19
Résumé

Nous sommes en 1917 dans une petite ville de province. Toute la société des notables est présente et tient son rôle. Le maire, le juge, le procureur, le flic, le médecin… tous font rouler depuis des années l’agréable train-train de la comédie sociale faite d’amicaux échanges. C’est curieux, même la Grande Guerre ne semble pas avoir bousculé les positions et les habitudes de chacun. Tout reste bien en place dans l’immuable tranquillité de la bourgeoisie sûre d’elle-même. Pourtant tout bascule lorsqu’une fillette de 10 ans est retrouvée morte dans l’eau. La petite Belle-de-Jour, comme on l’appelle. Tous la connaissent, elle servait au Rébillon, la seule brasserie restaurant du coin. "Bien, bien, bien…" reprend le juge, tout content d’avoir un meurtre, un vrai à se mettre sous la dent, un meurtre d’enfant en plus, et de petite fille pour couronner le tout. Dès lors, le soupçon gagne et rogne les âmes grises de nos notables. En premier lieu le procureur qui habite au château, juste à côté du lieu du meurtre…

Mon avis

On pense lire un policier, tranquillement, quoi … Et on se retrouve dans un livre de société, à la Zola. Du grand Zola ! Par moment, je me suis crue dans Germinal, Nana etc. Et j’ai aimé ça !

Tout part d’un corps découvert au bord de l’eau, lors de la 1ere Guerre Mondiale, au fin fond de la campagne du Nord de la France. Claudel nous fait découvrir des personnages poignants, des histoires émouvantes, dures, irritantes. On y retrouve tous les caractères de la Société, les gentils, les méchants, les riches, les pauvres, les « Gris ».

Tout y est décrit sans un mot en trop, les paysages, les émotions, les états d’esprit …

 

Un grand moment de littérature en tout cas ! Il y a du Zola chez Monsieur Claudel !

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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 07:33

Résumé


Souvent les enfants s'inventent une famille, une autre origine, d'autres parents. Le narrateur de ce livre, lui, s'est inventé un frère. Un frère aîné, plus beau, plus fort, qu'il évoque devant les copains de vacances, les étrangers, ceux qui ne vérifieront pas... Et puis un jour, il découvre la vérité, impressionnante, terrifiante presque. Et c'est alors toute une histoire familiale, lourde, complexe, qu'il lui incombe de reconstituer. Une histoire tragique qui le ramène aux temps de l'Holocauste, et des millions de disparus sur qui s'est abattue une chape de silence.


Mon avis

Cela faisait un moment que je l’avais repéré celui-là mais je ne voulais pas le lire parce qu’il était sorti au cinéma. J’aurai voulu le découvrir avant pour ne pas surfer sur la vague.

Finalement, j’ai craqué et je l’ai lu. Enfin lu … Dévoré serait  plus juste !

Je pensais tomber dans une histoire un peu banale d’un enfant se créant un frère et se mettant, lui et sa famille, dans des situations pas possibles et je tombe sur une histoire prenante, douloureuse. On croit avoir tout lu sur l’Holocauste, la 2e guerre mondiale et on découvre que non, on arrivera jamais à tout lire, à tout comprendre sur ce pan de l’Histoire.

A lire !

 

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22 mars 2008 6 22 /03 /mars /2008 11:24

Résumé

New Hampshire. Hiver 2007. 24 corps sont découverts dans le sable enneigé d'un chantier d'autoroute. 24 cadavres. Tués d'une balle en plein cœur, sans aucune trace de lutte. Sacrifice de secte ? Suicide assisté ? Gigantesque règlement de comptes? Plus incroyable encore : personne ne les réclame. Pas un mari inquiet, pas une mère affolée, pas un collègue de bureau ne prend contact avec la police. Le même soir, Frank Franklin, 29 ans, jeune professeur de littérature, arrive pour son nouveau poste dans une université qui jouxte le chantier des 24. Très vite, quelque chose l'inquiète sur le campus. Bientôt, il va comprendre qu'il a été entraîné dans un terrifiant jeu de dupes...


Mon avis

Dévoré en quasi 24h ! Quand en 4eme de couverture, un critique marque « Une fois qu'on a lu le premier chapitre, on a qu'une envie : connaître la fin », je confirme. Ce livre ne se lâche pas !

On suit avec attention les aventures de Frank Franklin. Tout le long du livre je me suis demandé « mais il est où le jeu de dupes ?» cité en 4ème. Je ne l'ai pas vu venir ! On croit trouver le « truc » lors des confrontations entre les deux romanciers, sous le contrôle du FBI. On croit le trouver, le comprendre à tout moment et à la fin on s'aperçoit qu'on s'est fait duper, nous aussi.

Première oeuvre que je lisais de Romain Sardou, sûrement pas la dernière !

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17 février 2008 7 17 /02 /février /2008 10:20
undefinedRésumé

Jean-Jacques est marié avec Claire depuis 8 ans et commence à éprouver un certain malaise: plus de tendresse et moins de passion, plus de souvenirs agréables que de présents intenses. Un ami divorcé, mis dans la confidence, lui conseille d'essayer une aventure extraconjugale pour retrouver le chemin de l'épanouissement personnel...

Mon avis  

Tout part d’un couple qui s’essouffle après quelques années de mariage, le mari va voir ailleurs et sa femme le découvre et là, c’est le drame, elle le quitte. Ce livre est l’histoire de cette séparation mais on est loin, très loin des états d’âme des personnages de Douglas Kennedy. Ici, les personnages sont truculents à souhait, on ressent leurs émotions sans tomber dans le larmoyant. Au contraire, j’ai ri par moment, c’est vous dire ! Les beaux-parents sont un sketch à eux seuls. Les situations sont, parfois, vaudevillesques !

Beaucoup d’humour donc, d’émotion aussi … Je vous le recommande, ce livre est un pur moment de bonheur ! 

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28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 20:10
undefinedRésumé
Dans un restaurant de Tel Aviv, une jeune femme se fait exploser au milieu de dizaines de clients. À l'hôpital, le docteur Amine, chirurgien israélien d'origine arabe, opère à la chaîne les survivants de l'attentat. Dans la nuit qui suit le carnage, on le rappelle d'urgence pour examiner le corps déchiqueté de la kamikaze. Le sol se dérobe alors sous ses pieds: il s'agit de sa propre femme. Comment admettre l'impossible, comprendre l'inimaginable, découvrir qu'on a partagé, des années durant, la vie et l'intimité d'une personne dont on ignorait l'essentiel? Pour savoir, il faut entrer dans la haine, le sang et le combat désespéré du peuple palestinien...

Mon avis
Je m'attendais pas à ça. Un très beau roman politique mais aussi humain. Comment un homme découvre que la femme qu'il aime n'est pas celle qu'il croit connaître, mais qu'elle est une kamikaze, comment elle en est arrivée à tuer des inconnus, des enfants,  pour une cause. Il mène une enquête comme tout homme désespéré par la mort de l'être cher. Il se retrouve confronté à ces hommes, ces femmes qui n'ont en tête que cette cause palestinienne. Lui, le palestinien,  qui a réussi en Israël retourne à ses origines, se retrouve confronté à ses souvenirs. La scéne de destruction de la maison patriarcale est très forte d'émotion, de sens. On voit, ainsi, que l'on peut basculer rapidement et devenir un kamikaze. L'auteur montre bien ainsi l'engrenage de ces deux causes, et l'escalade de cette violence.

Merci à Olivier de me l'avoir conseillé et à Marie de me l'avoir prêté.

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16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 18:38
undefined Résumé
"Depuis tout petit, je veux tuer le ciel". Ainsi commence l'histoire racontée par Icare, un petit garçon naïf et inculte, surnommé Courgette, qui, à neuf ans, vit à la campagne avec sa mère. Depuis son accident, la mère de Courgette ne travaille plus à l'usine et boit des bières en regardant la télévision du matin au soir. Elle s'occupe peu de son fils qui n'apprend rien à l'école et joue seul pour la plupart du temps. Les rares dialogues échangés passent par la télévision, source d'inspiration de Courgette qui ne connaît la vie qu'à travers le petit écran. Un jour, Courgette découvre un revolver et tue accidentellement sa mère. Le juge le déclare "incapable mineur" et Courgette est envoyé dans une maison d'accueil. Mais pour Courgette, contrairement aux autres enfants, la maison d'accueil est loin d'être "une prison". L'apprentissage d'une vie passe désormais par les Fontaines et tous les rêves de Courgette deviennent possibles.


Mon avis
Grand merci à mon fils virtuel de me l'avoir conseillé et surtout offert ! Un pur moment de bonheur ! Un très bel exercice de style de la part de l'auteur qui emploie un style enfantin qui nous fait vraiment rentrer dans la vie du personnage, le héros :  Icare, alias Courgette. On partage tout de sa vie pendant un an, la mort de sa mère, son arrivée dans la maison d'accueil, ses nouveaux amis, des enfants eux aussi blessés par la vie. On y voit, avec beaucoup de pudeur, leurs blessures racontées avec des mots d'enfants, c'est peut être ce qu'il ya de plus bouleversant. Des remarques sur le monde des adultes : "Des fois, les grandes personnes faudrait les secouer pour faire tomber l'enfant qui dort à l'intérieur". Franchement, par moment, j'en oubliais que c'était un adulte qui écrivait tellement j'étais prise par l'histoire. Un bémol, le livre va crescendo jusqu'à l'anniversaire de Courgette et là, après ce chapitre, j'ai ressenti comme un vide. L'ambiance n'était plus la même, un sentiment de chapitres écrits pour combler. Bon, cela ne m'a pas empêché d'y aller de ma tite larme à la fin, bien sur ! (pas qu'à la fin d'ailleurs ;).
Courgette voit, malgré ses blessures, la vie avec de la couleur comme lui dit Camille. Pour les autres enfants, c'est comme une bouffée d'air pur, eux qui ne voient la vie qu'en noir et blanc, comme lui dit Simon. Simon, le pti dur du moins c'est l'impression qu'il donne. Camille, si douce, posée, intelligente, mais blessée elle aussi. Son histoire avec Courgette est mignonne comme tout et fait leur force ! Icare va beaucoup l'aider et inversement ! Cependant, parfois,  je me demandais si la naïveté de Courgette ne cachait pas un léger handicap mental, tellement elle est poussée.

En tout cas, ce livre est une bouffée d'air frais, comme un bonbon que l'on savoure tranquillement !

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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 20:33
85.jpgRésumé : Chaque jour, il doit organiser son existence solitaire dans une cité à l'abandon, vidée de ses habitants par une étrange épidémie. Un virus incurable qui contraint les hommes à se nourrir de sang et les oblige à fuir les rayons du soleil... Chaque nuit, les vampires le traquent jusqu'aux portes de sa demeure, frêle refuge contre une horde aux visages familiers de ses anciens voisins ou de sa propre femme.
Chaque nuit est un cauchemar pour le dernier homme, l'ultime survivant d'une espèce désormais légendaire.


Mon avis :  J'ai beaucoup aimé ce livre, conseillé par Chéri d'amour. On est pris par l'atmosphére, cet homme seul qui se retrouve face à des mutants qui  ne sont que ses voisins après tout mais atteints d'un virus. La fin explique le titre très bien. Très prenant, très agréable, je l'ai lu très vite ! Par contre, nous sommes allés voir le film ... Rien à voir avec le livre, très américanisé, plein de bons sentiments, la bonne morale qui va bien etc ... A voir pour passer le temps quoi.

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  Semblerait que mon fan-club (aheum :D) ronchonne de mon peu de publications ces derniers temps... Je vais tenter de remédier à ça et d'être plus rigoureuse ! (j'ai bien dit "tenter" hein :D)

 

Légére modernisation du blog ! Je vous annonce la naissance d'une page facebook indépendante de ma page perso. Vous y retrouverez, outre les articles ici-présents (et à venir), des avis rapides sur des lectures qui ne feront certainement pas l'objet d'articles ici, des joies ou tristesses livresques.

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PS : Je suis assez longue à répondre à vos comms. Pardon. Mais, ils me font chaud au coeur et je vous remercie de m'en laisser !

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