16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 12:59
Quatrième de couverture

La grande roue... Le frisson... La tendresse pour une peluche gagnée au stand de tir. Et déjà l'heure de rentrer... Alvaro tenait Yanissa contre lui. Ils avancèrent vers eux, menaçants. Et tout alla très vite. Sauf l'arrivée des flics... Le lendemain, le meurtre était à la Une. Et le Poulpe sur le pied de guerre dans les rues de Charençon-le-Plomb. Avec une question en tête : pourquoi Yanissa a-t-elle disparu ? Un guide précieux l'accompagne : Joël, SDF de Charençon. Un doux dingue qui se fait appeler Don Quichotte et part au combat au cri d'" Arago ! Arago ! " Magouilles politiques, réseaux d'influence... A Charençon-le-Plomb, la vérité n'est pas facile à voir en peinture...

Mon avis

Lecture rapide qui m'a fait du bien après "De Niro's Game". J'ai découvert le Poulpe que je ne connaissais absolument pas et ce petit format m'a donnée envie de mieux le connaitre ! Un ptit polar bien sympa. Texte bien satyrique envers la société et ses politiciens.
Livre lu grâce à livres-voyageurs. Il ne me reste plus qu'à le relâcher quand il ne pleuvra plus !

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 13:03

Résumé

Liban, début des années 1980. Campé dans un Beyrouth dévasté par les bombes, De Niro's Game est une odyssée chaotique, écorchée et haletante, une plongée vertigineuse au cœur de la guerre civile et de ses folies. A Beyrouth-Ouest, Bassam et Georges, deux amis d'enfance, tuent leur ennui et leur mal de vivre à coups de petits boulots minables, de maigres larcins et de soirées trop arrosées. Les jours se suivent et avec eux les alertes, les morts, les immeubles en ruine. Les filles sont inaccessibles, muselées par les traditions et les couvre-feux. Entre deux visites aux copains de lycée engagés dans la milice, les deux jeunes gens s'imaginent coulant des jours meilleurs : Bassam rêve de fuir à l'étranger, et Georges, lui, se sent de plus en plus attiré par les discours belliqueux de la milice chrétienne. Dans un ultime défi, les deux amis décident de détourner la recette de la salle de jeu où Georges travaille. Mais l'argent seul suffira-t-il à les éloigner de la guerre et à sauver leur amitié ?



Mon avis

Quand j’ai reçu ce livre via " Chez les filles " et les éditions Denoël, j’ai surfé un peu pour voir les critiques le concernant. Que des choses positives ! Ce roman me semble parti pour faire un grand buzz lors de cette rentrée littéraire ! Son auteur est invité un peu partout (cf "La grande librairie" sur France 5),  le livre est cité parmi les romans à ne pas louper ! Je ne lisais que des avis dithyrambiques, tout cela ne présageait que du bon, non ?

Sauf que ce fut une réelle souffrance pour moi de le lire. Je ne me suis pas attachée aux personnages, Bassam et Georges. L’écriture est belle, très poétique mais les phrases à la Proust, ce n’est pas pour moi !  Même si là où elles étaient employées, elles avaient lieu d’être : elles montrent bien les pensées se bousculant dans la tête du personnage alors qu’il est fiévreux mais je n’adhère pas quand même …

La première partie du roman, qui se déroule à Beyrouth, m’a assez accrochée. J'étais assez enthousiaste de par l'écriture, le style, mais très vite, j'ai décroché. Et dès le départ de Bassam pour l’Europe, je suis restée indifférente à son sort. J'avais, parfois, un sentiment de déjà-lu, comme cette histoire avec Laurent et Nicole, sauf qu’impossible de me rappeler dans quelle œuvre j’avais déjà croisé cette situation. Son séjour à Paris m’a laissé indifférente. Le chapitre où "L’étranger" de Camus est cité, avec des extraits, ne m’a pas bouleversé comme les lectures des critiques littéraires le laissaient présumer. D’ailleurs, quand on écoute « La grande librairie » et l’interview qui y fut faite de Rawi Hage, on pense que tout le livre est basé sur "L’étranger" alors qu’un seul chapitre y fait allusion.


L’écriture est belle soit mais l’histoire ne m’a pas accrochée comme je m’y attendais. Je me suis posée mille questions sur ma lecture. Je me suis demandée si j’avais bien saisi la substance du roman. Peut être que quelqu’un pourra me faire partager son engouement, me l’expliquer ?

En tout cas, je suis ressortie de ce livre avec soulagement …J’ai failli le laisser de côté un certain nombre de fois mais je n’aime pas abandonner un livre en cours de lecture.

 

A vous de vous faire votre avis, le mien n’est guère enjoué.


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Published by Anne - dans Lus
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13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 12:08

Comme le titre l'indique, une nouvelle page vient de naitre : « Mes mots à moi ». J'ai cette faculté à créer des mots quand je suis inattentive, fatiguée etc. que ça en est presque comique !

Bonne lecture ! Et allez-y moquez-vous !

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Published by Anne
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2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 09:14
Quatrième de couverture

Aujourd'hui je suis plus vieille que toi alors que j'avais neuf ans de moins que vous... " Ainsi commence La Fausse Veuve. Tutoyant et vouvoyant dans la même phrase son amant disparu, l'héroïne lui raconte, et nous raconte, dix ans après, l'histoire qui leur a été volée. Ce que furent leur amour, leurs moments de bonheur, et aussi le désespoir, leurs muets tête-à-tête à l'hôpital quand, victime d'un grave accident cérébral, il s'écroule, et se réveille paralysé et privé de parole. Face au drame du " locked-in syndrome ", face à la destinée légendaire d'un personnage que les médias se sont approprié, une femme n'oublie pas qu'il était un homme. Comment se parler d'un souffle ? Comment s'aimer sans se toucher ? Comment lire les battements d'un cœur au rythme d'un battement de paupières ?

Mon avis

Quand j'ai (comme pas mal de blogueurs) été contactée par Chez les Filles (merci à eux) pour lire en avant-première ce livre, je me suis dit pourquoi pas ? Je me suis renseignée un peu sur l'auteur, Florence Ben Sadoun en me disant tiens encore quelqu'un qui tente le métier d'écrivain ...


J'ai eu un peu de mal avec son style, l'alternance du « Tu » et du « Vous «  est un genre ... mais trop en abuser peut perdre le lecteur. Je n'ai toujours pas compris le pourquoi de ce changement d'ailleurs (et en parcourant d'autres blogs, sur ce livre, je me rends compte que je ne suis pas la seule à ne pas avoir appréhendé la chose).Le livre est court mais il m'arrivait de relire des passages pour les comprendre ...Quand, finalement, j'ai réussi à être accrochée par l'histoire, elle était quasi finie...

Un passage m'a perturbé (je n'aurai pas dû suivre une formation de correctrice avant de le lire :-D) : « Donc, cette femme inconnue est une petite blonde sans lunettes qui ferait bien d'en porter tant elle plisse les yeux pour pouvoir dévisager la valse de ceux qui, en entrant, jettent un œil à la fois rapide et vide sur la salle. Cet air nonchalant de chercher quelqu'un, d'être attendu.

Elle finit par s'asseoir seule face à la salle où tout est regard dans un miroir ». La femme est déjà assise ou elle arrive ?? Étant donné qu'elle dévisage la valse des gens qui entrent ça laisse supposer qu'elle est déjà arrivée, mais donc debout au milieu du café ? Je sais, je bloque sur un rien mais ça m'a perturbée.


Voilà, rapidement, pour la forme. Quant à l'histoire, elle est touchante. Je n'ai jamais lu ni vu « Le scaphandre et le papillon » (d'ailleurs la couverture est un clin d'œil à ce roman avec son aile de papillon) mais, comme tout le monde, j'en ai entendu parler. Là, on se retrouve de l'autre côté de la scène, si je puis dire. Avec « Le scaphandre et le papillon », on avait la vision du malade ; là, on a la vision des « debouts » et, en l'occurrence, celle de la maitresse. En parcourant le net, j'ai découvert que la narratrice était la maitresse de Jean-Dominique Bauby, auteur du « Scaphandre ». La boucle est bouclée ?

On y voit sa souffrance d'être juste la maitresse aux yeux du monde, même si le malade avait quitté sa femme pour elle. Officiellement, elle n'est QUE la maitresse et en souffre. Le passage à l'église, lors de l'enterrement, est flagrant de cette souffrance.

L'auteur nous raconte sa rencontre avec cet homme, les rires, les pleurs ; sa vie de maitresse ; mais aussi un bout de son enfance : quand elle découvre qu'elle est juive entre autre. On sent un ressentiment envers la femme de son amant, même 10 ans après le décès de celui-ci.

On change de sujet comme on tourne les pages mais sans approfondir, c'est dommage. Je pense qu'il y aurait eu matière à « plus  épais », En fait, l'auteur nous raconte beaucoup de choses mais trop succinctement à mon humble avis.

En le refermant, ma première pensée fut : « une belle histoire d'amour ...».

A lire.




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21 août 2008 4 21 /08 /août /2008 15:44
Résumé

Oskar Schell est inventeur, entomologiste, épistolier, francophile, pacifiste, consultant en informatique, végétalien, origamiste, percussionniste, astronome, collectionneur de pierres semi-précieuses, de papillons morts de mort naturelle, de cactées miniatures et de souvenirs des Beatles. Il a neuf ans. Un an après la mort de son père dans les attentats du 11 septembre, Oskar trouve une clé. Persuadé qu'elle résoudra le mystère de la disparition de son père, il part à la recherche de la serrure qui lui correspond.

Mon avis

Déroutant. C'est le premier mot qui m'est venu à l'esprit quand j'ai fermé ce livre.

On suit Oskar dans la quête de la serrure correspondant à la clé qu'il a trouvée. Cette quête lui permettra de croiser diverses personnes, avec chacune leur histoire, leur particularité. Oskar est un surdoué, il a toujours l'esprit en éveil et est toujours sur le point d'inventer de nouvelles choses plus extravagantes les unes que les autres. Cela lui évite de penser à sa douleur, à sa peine quant à la perte de son père, décédè le 11 septembre 2001 à New-York. Il tente de comprendre cette mort qui lui semble tellement absurde. Un passage qui m'a touché : celui où il dit ne pas savoir comment son père est mort et quand il énumère toutes les morts envisageables.

Mais on ne suit pas qu'Oskar. On suit son grand-père, la vie avant lui. J'ai vu un parallèle entre le 11 septembre et la destruction des Tours et le bombardement sur Dresde qui détruisit toute la ville, lors de la 2eme Guerre Mondiale. Les deux ont détruit des milliers de vies, et ici : celle du grand-père et celle d'Oskar en tuant un ou plusieurs de leurs proches.

J'ai eu du mal avec ces changements de style : les lettres du grand-père, les pérégrinations d'Oskar, sa souffrance même si on ne tombe jamais dans le larmoyant, les images (certaines font mal, dérangent). Il y a de tout dans ce livre : des pages blanches, des noires, des extraits de lettres, de documents divers et variés, des photos, des ratures, des corrections ...

J'ai eu du mal, je le redis, en lisant ce livre mais avec un peu de recul, je ne regrette pas le mal que j'ai eu. Je me disais « je vais galérer pour en parler », c'est le cas mais parce que ce livre est fort.

Une phrase qui m'a marquée : « Et puis après ! Il entre tellement de gens dans votre vie, il en sort tellement ! Des centaines de milliers de gens ! Il faut garder sa porte ouverte pour qu'ils puissent entrer ! Mais ça veut dire aussi qu'il faut les laisser partir ! ».


A lire !

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14 août 2008 4 14 /08 /août /2008 07:49
Résumé

1284 : Les « froidures du diable » isole Draguan, petit diocèse du comté de Toulouse, du reste du monde. Romée de Haquin, son évêque devant le spectacle de la statue de la Vierge brisée par le froid, n’est pas loin de penser qu’une malédiction s’abat sur ses paroisses. Tout a commencé lorsque deux fillettes ont découvert les restes de corps suppliciés dans la rivière …
L’assassinat sauvage de Haquin laisse le village en proie aux peurs les plus irraisonnées. C’est alors qu’un mystérieux prêtre Henno Gui, y fait son entrée. Accompagné d’un jeune garçon et d’un homme à l’aspect monstrueux …

Mon avis

Si d'aucuns y voient un plagiat de « Au nom de la rose », de mon côté j'y vois un hommage à Umberto Eco. On se retrouve plongé en plein Moyen-Âge à suivre deux histoires parallèles. Je me suis dit, c'est un classique, les personnages vont se retrouver en cours de roman. Eh bien non, Romain Sardou déroge à cette règle ! Soit, les personnages se retrouvent mais pas là où on les aurait attendu !

Du point de vue historique, je ne peux dire s'il y a des erreurs ou non, étant plus moderniste que médiéviste (et je n'ai pas lu ce roman avec une encyclopédie à portée de main ! Honte à moi !) cependant je fais confiance à l'auteur qui m'a l'air de s'être bien documenté !

Cependant, j'ai du mal à parler de ce livre (que j'ai fini il y a 15 jours), Il est bien, plaisant, on suit les aventures des personnages sans souci, sans être gêné par telle ou telle chose. Un bon polar médiéval mais qui ne me marquera pas. J'ai de loin, préféré « Personne n'y échappera ».



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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 13:19
Résumé

Nous sommes en 1917 dans une petite ville de province. Toute la société des notables est présente et tient son rôle. Le maire, le juge, le procureur, le flic, le médecin… tous font rouler depuis des années l’agréable train-train de la comédie sociale faite d’amicaux échanges. C’est curieux, même la Grande Guerre ne semble pas avoir bousculé les positions et les habitudes de chacun. Tout reste bien en place dans l’immuable tranquillité de la bourgeoisie sûre d’elle-même. Pourtant tout bascule lorsqu’une fillette de 10 ans est retrouvée morte dans l’eau. La petite Belle-de-Jour, comme on l’appelle. Tous la connaissent, elle servait au Rébillon, la seule brasserie restaurant du coin. "Bien, bien, bien…" reprend le juge, tout content d’avoir un meurtre, un vrai à se mettre sous la dent, un meurtre d’enfant en plus, et de petite fille pour couronner le tout. Dès lors, le soupçon gagne et rogne les âmes grises de nos notables. En premier lieu le procureur qui habite au château, juste à côté du lieu du meurtre…

Mon avis

On pense lire un policier, tranquillement, quoi … Et on se retrouve dans un livre de société, à la Zola. Du grand Zola ! Par moment, je me suis crue dans Germinal, Nana etc. Et j’ai aimé ça !

Tout part d’un corps découvert au bord de l’eau, lors de la 1ere Guerre Mondiale, au fin fond de la campagne du Nord de la France. Claudel nous fait découvrir des personnages poignants, des histoires émouvantes, dures, irritantes. On y retrouve tous les caractères de la Société, les gentils, les méchants, les riches, les pauvres, les « Gris ».

Tout y est décrit sans un mot en trop, les paysages, les émotions, les états d’esprit …

 

Un grand moment de littérature en tout cas ! Il y a du Zola chez Monsieur Claudel !

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2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 07:58

Résumé

Un seul geste aurait suffi pour tout changer. Qui n'a jamais rêvé de revenir à cet instant décisif où le bonheur était possible ? San Francisco. Elliott, médecin passionné, ne s'est jamais consolé de la disparition d'Ilena, la femme qu'il aimait, morte il y a trente ans. Un jour, par une circonstance extraordinaire, il est ramené en arrière et rencontre le jeune homme qu'il était, trente ans plus tôt. Il est revenu à l'instant décisif où un geste de lui peut sauver Ilena. Et modifier l'implacable destin qui a figé son sort à jamais.

Mon avis

Qui n’a jamais rêvé de pouvoir revenir en arrière et modifier certaines choses, corriger certaines erreurs ? Elliott a la possibilité de le faire.  Mais la question à se poser est : est-ce que cela ne va pas interférer sur d’autres choses ? Le vol d’un papillon etc.

Là, apparemment cela n’interfère que sur la vie des protagonistes (ouf ;), mais c’est assez « marrant » de voir les changements qui se produisent dans le futur suite à une décision du passé. Ça fait assez Retour vers le futur finalement ! Mais ou est Doc ? ;)

Comme tous les Musso, c’est à lire sur la plage les doigts de pied en éventail, juste pour se vider la tête quoi !

 

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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 07:33

Résumé


Souvent les enfants s'inventent une famille, une autre origine, d'autres parents. Le narrateur de ce livre, lui, s'est inventé un frère. Un frère aîné, plus beau, plus fort, qu'il évoque devant les copains de vacances, les étrangers, ceux qui ne vérifieront pas... Et puis un jour, il découvre la vérité, impressionnante, terrifiante presque. Et c'est alors toute une histoire familiale, lourde, complexe, qu'il lui incombe de reconstituer. Une histoire tragique qui le ramène aux temps de l'Holocauste, et des millions de disparus sur qui s'est abattue une chape de silence.


Mon avis

Cela faisait un moment que je l’avais repéré celui-là mais je ne voulais pas le lire parce qu’il était sorti au cinéma. J’aurai voulu le découvrir avant pour ne pas surfer sur la vague.

Finalement, j’ai craqué et je l’ai lu. Enfin lu … Dévoré serait  plus juste !

Je pensais tomber dans une histoire un peu banale d’un enfant se créant un frère et se mettant, lui et sa famille, dans des situations pas possibles et je tombe sur une histoire prenante, douloureuse. On croit avoir tout lu sur l’Holocauste, la 2e guerre mondiale et on découvre que non, on arrivera jamais à tout lire, à tout comprendre sur ce pan de l’Histoire.

A lire !

 

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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 07:15
Quatrième de couverture

Rien ne semble sérieux dans la vie de Jean-Pierre qui devient gangster comme on rêve de rentrer en scène : avec panache, humour et poésie. " Vivre libre ou mourir d'ennui " telle est sa devise !

Mon avis

Je devais avoir encore Cantique de la racaille en tête. J’ai trouvé les deux histoires assez proches, du moins le début : comment un garçon comme tout le monde devient une tite frappe, un gangster, un braqueur. Et brusquement, on est embarqué dans autre chose, on le voit se faire enfermer, être blessé et à partir de là, vivre avec une balle dans la tête, sa remontée après ce tir, son envie de vivre et son passé qui le rattrape. Un homme qui, même en dehors des murs d’une prison, se trouve enfermé, ne se sent bien que dans les murs de ces prisons, son seul repère ?

Un bel hommage en même temps à la société de ce moment-là, aux ouvriers italiens venus vivre en France, au milieu carcéral (même s’il est édulcoré là).

 

Premières lignes

 J'ai longtemps dit, la vie c'est un gros bastringue qui tourne, un manège huilé avec plein de petits véhicules posés dessus, tous bien différents.

Au départ on a le choix : le petit camion de pompiers, le cheval noir, le cheval rouge, l'avion, la fusée, la diligence, le cochon qui vole, le dragon, l'hélicoptère, ça tourne et ça ne s'arrête pas. Dans ce grand manège, il y a des enfants qui prennent tout de suite leur place, par exemple sur le petit chevaL après ils ne changeront plus jamais, leur vie, ce sera toujours le petit chevaL Ils n'auront rien essayé d'autre et même pire, ils n'auront jamais vu le petit camion de pompiers qui roulait juste à côté du petit cheval, ni la fusée qui clignote. Quand on parlera d'eux, ce sera le «petit cheval» par-ci, le «petit cheval» par-la et ils seront très contents comme ça. Plus tard on dira : il a toujours su ce qu'il voulait, il était né pour ça, son petit cheval, sa petite vie, son petit tour de manège toujours pareil Ils croiront qu'ils ont choisi, alors qu'ils n'ont rien choisi du tout et rien vu non plus de ce qu'ils auraient pu voir et surtout rien compris au grand bastringue qui tourne dessous, de comment ça fonctionne dans les rouages tout en bas. Dans la graisse qui fume. Le grand panorama du monde en dessous. Les bas-fonds.

 

 


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  Semblerait que mon fan-club (aheum :D) ronchonne de mon peu de publications ces derniers temps... Je vais tenter de remédier à ça et d'être plus rigoureuse ! (j'ai bien dit "tenter" hein :D)

 

Légére modernisation du blog ! Je vous annonce la naissance d'une page facebook indépendante de ma page perso. Vous y retrouverez, outre les articles ici-présents (et à venir), des avis rapides sur des lectures qui ne feront certainement pas l'objet d'articles ici, des joies ou tristesses livresques.

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PS : Je suis assez longue à répondre à vos comms. Pardon. Mais, ils me font chaud au coeur et je vous remercie de m'en laisser !

Pour me joindre : leslecturesdeRoudoudou(at)gmail.com
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