1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 13:03

Résumé

Liban, début des années 1980. Campé dans un Beyrouth dévasté par les bombes, De Niro's Game est une odyssée chaotique, écorchée et haletante, une plongée vertigineuse au cœur de la guerre civile et de ses folies. A Beyrouth-Ouest, Bassam et Georges, deux amis d'enfance, tuent leur ennui et leur mal de vivre à coups de petits boulots minables, de maigres larcins et de soirées trop arrosées. Les jours se suivent et avec eux les alertes, les morts, les immeubles en ruine. Les filles sont inaccessibles, muselées par les traditions et les couvre-feux. Entre deux visites aux copains de lycée engagés dans la milice, les deux jeunes gens s'imaginent coulant des jours meilleurs : Bassam rêve de fuir à l'étranger, et Georges, lui, se sent de plus en plus attiré par les discours belliqueux de la milice chrétienne. Dans un ultime défi, les deux amis décident de détourner la recette de la salle de jeu où Georges travaille. Mais l'argent seul suffira-t-il à les éloigner de la guerre et à sauver leur amitié ?



Mon avis

Quand j’ai reçu ce livre via " Chez les filles " et les éditions Denoël, j’ai surfé un peu pour voir les critiques le concernant. Que des choses positives ! Ce roman me semble parti pour faire un grand buzz lors de cette rentrée littéraire ! Son auteur est invité un peu partout (cf "La grande librairie" sur France 5),  le livre est cité parmi les romans à ne pas louper ! Je ne lisais que des avis dithyrambiques, tout cela ne présageait que du bon, non ?

Sauf que ce fut une réelle souffrance pour moi de le lire. Je ne me suis pas attachée aux personnages, Bassam et Georges. L’écriture est belle, très poétique mais les phrases à la Proust, ce n’est pas pour moi !  Même si là où elles étaient employées, elles avaient lieu d’être : elles montrent bien les pensées se bousculant dans la tête du personnage alors qu’il est fiévreux mais je n’adhère pas quand même …

La première partie du roman, qui se déroule à Beyrouth, m’a assez accrochée. J'étais assez enthousiaste de par l'écriture, le style, mais très vite, j'ai décroché. Et dès le départ de Bassam pour l’Europe, je suis restée indifférente à son sort. J'avais, parfois, un sentiment de déjà-lu, comme cette histoire avec Laurent et Nicole, sauf qu’impossible de me rappeler dans quelle œuvre j’avais déjà croisé cette situation. Son séjour à Paris m’a laissé indifférente. Le chapitre où "L’étranger" de Camus est cité, avec des extraits, ne m’a pas bouleversé comme les lectures des critiques littéraires le laissaient présumer. D’ailleurs, quand on écoute « La grande librairie » et l’interview qui y fut faite de Rawi Hage, on pense que tout le livre est basé sur "L’étranger" alors qu’un seul chapitre y fait allusion.


L’écriture est belle soit mais l’histoire ne m’a pas accrochée comme je m’y attendais. Je me suis posée mille questions sur ma lecture. Je me suis demandée si j’avais bien saisi la substance du roman. Peut être que quelqu’un pourra me faire partager son engouement, me l’expliquer ?

En tout cas, je suis ressortie de ce livre avec soulagement …J’ai failli le laisser de côté un certain nombre de fois mais je n’aime pas abandonner un livre en cours de lecture.

 

A vous de vous faire votre avis, le mien n’est guère enjoué.


Partager cet article

Repost 0
Published by Anne - dans Lus
commenter cet article

commentaires

Leiloona 14/10/2008 17:50

J'ai bien aimé lire cette oeuvre, même si elle est très sombre ...Tout comme toi, j'ai ressenti ce sentiment de malaise.

Anne 15/10/2008 09:43


Même en y repensant quelques semaines après ma lecture, j'ai toujours ce sentiment de malaise. Plus j'y pense et moins je pense recommander ce livre à mon entourage ...


Anne 02/10/2008 08:43

Moi non plus je n'aime pas abandonner une lecture, je crains toujours de louper quelque chose. Mais d'un autre côté, je n'ai plus envie de perdre du temps alors que tant de livres m'attendent dans ma PAL.

Anne 15/10/2008 09:42


Je suis d'accord avec toi sur les deux points mais le 1er l'emporte chez moi ! j'ai peur, en lachant un livre en cours, de passer à côté de quelque chose de bien, de louper le déclic qui me fera
aimer ce livre !


Yv 01/10/2008 20:39

Bonjour, expliquer pourquoi on a aimer, ouh la la ! Personnellement, j'ai un peu "tiqué" à priori sur le thème et j'ai eu du mal à entrer dans le roman (50 pages). Ensuite, j'ai été pris par le style de l'auteur (phrases courtes, phrases longues, brutalité, parfois poésie, certes noire),  par les personnages que l'on peut par moments aimer et par d'autres moments, très proches détester. J'ai commencé par les trouver attachants, puis détestables et enfin par ne plus savoir si j'avais envie qu'ils s'en sortent ou pas ; mais est-on obligé d'aimer les personnages d'un roman pour aimer ce roman ? Vaste question.

Anne 01/10/2008 20:44


En effet vaste question :) mais vous avez un avantage sur moi : vous avez ressenti des sentiments pour les personnages !


Menu


Fourre-tout 

  Semblerait que mon fan-club (aheum :D) ronchonne de mon peu de publications ces derniers temps... Je vais tenter de remédier à ça et d'être plus rigoureuse ! (j'ai bien dit "tenter" hein :D)

 

Légére modernisation du blog ! Je vous annonce la naissance d'une page facebook indépendante de ma page perso. Vous y retrouverez, outre les articles ici-présents (et à venir), des avis rapides sur des lectures qui ne feront certainement pas l'objet d'articles ici, des joies ou tristesses livresques.

Retrouvez-moi ! facebook.jpg 

 

PS : Je suis assez longue à répondre à vos comms. Pardon. Mais, ils me font chaud au coeur et je vous remercie de m'en laisser !

Pour me joindre : leslecturesdeRoudoudou(at)gmail.com
Fond d'écran trouvé chez Vladstudio

Rechercher

Lecture en cours !

 

Plein de choses...  Comme toujours :)

Archives

J'en suis membre !

Optimisé pour :

Mes livres sur Babelio.com


Ma Page sur Hellocotonhttp://www.wikio.fr